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L'évolution
économique et sociale
Après
la révolution commerciale au début du Xème siècle, le développement
des marchands au XVIème siècle, l’essor du commerce et de
l’industrie au XVIIIème siècle et le développement des compagnies,
la révolution industrielle au XIXème siècle, la révolution
technique au XXème siècle et la société de l’information à la fin
du XXème siècle , l’évolution s’est accélérée et conduit à des
transformations qui ne sont pas seulement quantitatives, mais
qualitatives. D’une
économie industrielle secteur
secondaire , les pays développés sont passés à une économie de
services , le secteur tertiaire étant maintenant majoritaire aux
Etats Unis. Par ailleurs l’industrie telle qu’elle est aux Etats Unis
en particulier relève plus de l’activité de services (recherche,
marketing, détention de brevets et marques,
communication), les produits de l’industrie technologique étant
en fait fabriqués dans des pays à coût social faible. L’industrie
sans usines, qui tend aussi à se développer en France, ne relève plus
des modèles industriels traditionnels. L’affaire
Enron est emblématique parce qu ‘elle concerne un modèle
d’entreprise qui était présenté comme le symbole d’une nouvelle
gestion avec un caractère particulièrement: "innovateur" car
fondé sur des techniques
particulièrement sophistiquées, que ce soit les techniques de produits dérivés
sur le plan financier, les techniques de l’information sur la
constitution de places de marché et les techniques
de l’ingénierie juridico-financière. Elle est la suite de
l’affaire LTCM où déjà les techniques d’arbitrage avaient été présentées
comme permettant de faire des profits sans risques. La sophistication de
ce qui s’apparente à des martingales suscitaient une admiration
inconditionnelle . Cette évolution
traduit une modification profonde des entreprises américaines . L’économie
américain était une économie de fonds propres à la différence de l’économie
française. Le rôle privilégié de l’obligation, l’importance de
l’endettement, le crédit inter-entreprises sont des caractéristiques
d’une méfiance à l’égard de l’actionnaire. Les
Etats Unis, avec les thin capitalization rules, la notion tant en
droit fiscal qu’en droit des sociétés d’un niveau suffisant de fonds
propres, la requalification des dettes, privilégiait les fonds propres
dans un concept plus économique et moins forme du capital. Sous
l’influence conjuguée de banques d’affaires, de cabinets d’avocats
et d’audit l’économie mondiale et en particulier américaine s’est
financiarisée. Ceci dynamise les marchés grâce à des bulles qui se
succèdent : financiarisation de l’immobilier dans les années 1980
et bulle immobilière, frénésie des opérations de LBO’s et des effets
de levier, junk bonds et faillite de Drexel Lambert et scandale Milken
Boesky, bulle de l’Internet à la find des années 90.
<<LES LECONS DES VAGUES DE SCANDALES REDEFINIR LE CADRE CONCEPTUEL DE LA COMPTABILITE>> |
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