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L’origine des pratiques de la comptabilité est le droit romain, avec le « codex accepti et expansi » qui était la transcription officielle du brouillon des transactions, l’adversaria, après reclassement dans ce qui pouvait être assimilé à un journal. Le droit médiéval fut marqué par les « livres de raison » inspirés par le codex romain. l’apparition des livres comptables La
comptabilité est apparue d’abord avec la « révolution
commerciale » (P. Léon, Histoire économique et sociale du monde, t.
I , Armand Colin, 1977 ) de la fin du Xème siècle . La technique
comptable a suivi le développement des échanges, l’apparition des
monnaies et des métiers qui leur étaient liés. Les
plus anciens livres comptables date du début du
XIIIème siècle , le premier étant un livre florentin
(G.A. Lee, Accounting History, p. 160).
Il s’agit de déterminer les résultats de voyages de marchands génois
pour la répartition entre les associés. Les documents comptables étaient
aussi établis pour les frais de foires. Si la comptabilité se développe
dans les villes italiennes elles se développent aussi dans d’autres
pays. Les
livres de commerce régulièrement tenus faisaient foi entre commerçants et ils sont produits à l’occasion des litiges ou des
faillites . La partie double se fait
jour à cette époque (Bérard et Y. Lemarchand, p. 26) et se développe
dans plusieurs centres commerciaux italiens.
La technique comptable est favorisée par l’apparition des
chiffres arabes. la comptabilité en partie doubleLes premières règles comptables correspondent à deux systèmes de comptabilité en parties doubles , le modèle vénitien et le modèle toscan qui coexistent pendant le XVème siècle. Le modèle vénitien se situait dans le cadre du commerce maritime et avait pour but l’établissement des comptes de voyages et la détermination du résultat à la fin de l’opération aux fins de partage. Les
traités de comptabilité se développent au XVIème siècle comme les
traités de nautique et se rattachent au patrimoine intellectuel des
hommes d’affaires (v. P.
Jeannin, Les marchands au XVIème siècle, p. 132). Les ouvrages de Luca Pacioli vont établir les bases d’origine du droit comptable, imposer le modèle vénitien et en particulier
La
comptabilité exposée est une comptabilité en partie double, avec un
compte de profits et pertes, l’égalité entre débits et crédits,
chaque opération étant individuellement représentée par une écriture
correspondant à cette égalité et avec une balance vérifiant l’égalité
pour l’ensemble des comptes du grand livre. La mise en place de fondements conceptuelsConçu comme une technique, la comptabilité ne disposait pas d’un cadre conceptuel formalisé. Le cadre conceptuel de la comptabilité tel qu’il est généralement décrit avec comme fondements la permanence des méthodes, la continuité d’exploitation et la séparation des exercices ne se concrétise pas dans des textes de droit positif |
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