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1985LA
MUTATION DU SYSTEME BANCAIRE
A
partir du milieu des années
quatre-vingt, le système financier français connaît des mutations
profondes qui ont renouvelé la problématique du risque bancaire. Le
processus de modernisation fait passer la France d'une économie
d'endettement à une économie de marché financier, avec le développement
des risques sur opérations de marché[1].
Il s’agit non seulement des risques de taux d’intérêt et de taux de
change, mais aussi des risques résultant de la diffusion de nouveaux
instruments financiers lorsqu’ils sont utilisés à but spéculatif .
Ceci rend le système
financier plus vulnérable. Surtout, le développement des innovations
financières et le rôle croissant accordé aux marchés de capitaux, en
modifiant les conditions de la rentabilité des banques, ont placé le
risque au coeur du système bancaire [2]. L'accès direct des entreprises aux marchés financiers par des techniques telles que la titrisation réduit le rôle de l'intermédiation bancaire. Ceci est un des facteurs qui poussent les banques à développer les activités d'ingénierie bancaire, comme le financement de projet ou les montages de gestion de bilan et les portages d'actions. La dérégulation est faite dans l’optique du marché unique. L’Europe et la France en particulier continue une philosophie de banque universelle La tendance est caractérisées par l’institutionnalisation. Ce sont les exigences d'une gestion de portefeuille moderne qui favorisent le recours à une gestion de fortune professionnelle ; les investisseurs privés achètent les prestations d'experts spécialisés. Le fait que créances et engagements sont assortis de titres et deviennent ainsi négociables est la conséquence de la forte diminution des coûts de médiation.
[1] B. Gizard & P. Renault, Les banques et le risque lié au opérations sur le marché des valeurs mobilières , Revue Banque, fév. 1993, p. 49. C. Bienstock, Les risques sur les opérations de marché , Revue d'Economie Financière no 18, 1991, p. 259. [2] Fabrice Dion, 1985-1995, Dix années de risques bancaires, Petites Affiches, 13 mai 1994, n° 57 |
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