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Une dépêche de l'Agence Reuter indique que
"Eurotunnel négocie avec ses banques pour obtenir l'autorisation
d'engager des pourparlers sur la restructuration de sa dette de neuf
milliards d'euros, apprend-on vendredi de sources proches des créanciers.
L'opérateur franco-britannique du tunnel sous la Manche a pris contact
avec ses créanciers pour obtenir un "waiver", autorisation d'opérer
provisoirement avec ses lignes de crédit malgré la rupture des ratios
bancaires qui leur sont attachées, ajoute-t-on de même source.
Afin d'éviter une situation de défaut, Eurotunnel doit obtenir une
telle autorisation avant d'engager des négociations sur le refinancement de
sa dette."
Dans
Bourse Plus du 19 novembre 2005 un article "L'Oeil de Caïn sur
Eurotunnel, le dessous des cartes, signé Pierre Louet " affirmait
"Le contrat de prêt impose que toute
"conversation" avec les représentants des créanciers, puisqu'il n'y a
pas encore de négociation, soit abritée par une parenthèse ouverte à
l'intérieur du contrat. Cette parenthèse est appelée en anglais un "waiver".
Le contrat prévoit que les frais d'avocats et des représentants des
créanciers soient alors pris en charge par Eurotunnel. Les frais de ces
gens se chiffrent en centaines de milliers de dollars car les requins ne
traversent pas l'Atlantique à la nage, mais first class, et leurs hôtels
ont des tas d'étoiles... La demande de waiver est sans doute en
discussion depuis des mois. Pourquoi n'est il pas signé? Serait-ce que
MBIA, le fonds de pension Franklin et la BEI bataillent sur leurs notes
de frais. Scandaleux, minuscule, méprisant.
La négociation avec les créanciers sera longue car
ils sont nombreux. Il est absurde qu'elle soit retardée par la faute de
trois institutions qui sont pourtant largement parties prenantes aux
crédits. Mais en tant qu'actionnaires, nous ne pouvons pas accepter que
notre Direction Générale paye l'hôtel des banquiers avec l'argent de
notre société"
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