Lors de l'Assemblée Générale Extraordinaire du 10 juillet 1997 les
actionnaires approuvent les résolutions concernant la Restructuration
Financière, parmi lesquelles l'émission de 769 230 800 unités nouvelles. A
l'issue de la Restructuration Financière 1 6888 784 219 Unités sont en
circulation.
Le 10 juillet 1997 l'AGE d'Eurotunnel approuve la réorganisation du capital
d'EPLC , qui deviendra effective le 29 janvier 1998. Chaque action d'EPLC a été
subdivisée en une action ordinaire de 0,01£ et 39 actions différées sans droit
de vote. Ces actions différées ont été annulées après réalisation de la
Restructuration Financière
Le plan recueille environ 98% de votes favorables. Patrick Ponsolle a
réussi à convaincre le fonds d’investissement américain Northern Cross qui
compte 37 millions de voix. Après que Sophie L'Helias ait annoncé que le fonds
voterait contre le plan de restructuration, son ralliement de dernière minute
décourage les actionnaires opposants.
Les principaux détenteurs de la dette sont Merrill Lynch, Lazard Freres and
Bankers Trust.
24/07/1997
Finance. Le patron d'Eurotunnel contient
l'assaut des banquiers L'Expansion
.
Quelques jours avant l'Assemblée générale du 10 juillet, un dossier
intitulé « What if... » (« Que faire si... ») traînait sur le bureau de
Patrick Ponsolle, le président d'Eurotunnel. Il n'aura pas eu à s'en
servir, car le plan de restructuration financière de la société a été
approuvé à une majorité stalinienne (98 %). La partie n'était pas gagnée
d'avance. Un détour par Boston a d'abord permis à Patrick Ponsolle de
retourner le fonds d'investissement Northern Cross, premier actionnaire
avec 4 % du capital. Très écoutée des petits actionnaires, l'avocate
Sophie L'Hélias, qui représentait 0,8 % du capital, a aussi révisé son
jugement. Et Christian Cambier, chef de file historique des petits
porteurs, a également apporté son soutien. Une telle unanimité ne doit
rien au hasard. Le prolongement de trente-quatre ans de la concession
par la France et la Grande-Bretagne, huit jours avant l'AG, était soumis
à une condition : approuver la restructuration. Sans quoi les Etats
n'auraient rien fait pour dissuader les banques de prendre possession du
tunnel, exerçant leur « droit de substitution ». Jusqu'au-boutiste,
Albert Jauffret, président de l'Adacte, n'a pas voté, espérant que le
quorum ne serait pas atteint. Mais 29,62 % des voix étaient
représentées, soit plus du quart des suffrages requis. Avec 1,3 % du
capital, le représentant des porteurs les plus mécontents n'aurait pu,
de toute façon, faire échec à Patrick Ponsolle