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DOSSIER EUROTUNNELRESTRUCTURATION ET ABUS DE MARCHE
12 Février 1996
Les deux médiateurs étaient ainsi ministres à l’époque du lancement en 1986 du Tunnel par les gouvernements . Patrick Ponsolle affirme qu’ils « seront capables par leur autorité morale et leur expérience de susciter un accord réaliste et équitable pour toutes les parties, et notamment les actionnaires de l’entreprise » [1] Il indique par ailleurs que cette procédure spécifique à la loi française a été choisie non pas pour « provoquer ou mécontenter les banques », mais plutôt pour « éviter absolument de se trouver en situation de dépôt de bilan, ce qui serait un « cauchemar juridique » [2]. Il définit l’objectif de la restructuration des financements comme devant être de mettre la société en état « à un horizon raisonnable, en état de couvrir ses charges courantes d’intérêt, condition préalable au paiement ultérieur d’un dividende » . Il indique que « Eurotunnel est hostile à toute solution dans laquelle la totalité du cash flow devrait être consacré au paiement de la dette » et qu’il « ne serait pas équitable de déposséder les actionnaires » [3]. A cette date les frais financiers représentent 6 milliards de francs par an, alors que le chiffre d’affaires pour l’exercice qui vient de se clore est de 2,2 milliards de francs. Les banquiers affirment ne pas vouloir abandonner un centime au motif qu’ils considèrent que le projet est viable [4] Georges Christian Chazot perd ses fonctions exécutives et il est indiqué qu’ «une intense politique de reenginering a été mise en place » et devrait permettre selon la direction de faire d’importantes économies. [1] La Tribune, 13 février 1996 [2] Déclaration à Julie Chauvau, La Tribune, 13 février 1996, Déclaration à Muriel Motte, Le Figaro, 13 février 1996 [3] Déclaration à Muriel Motte, Le Figaro 13 février 1996 [4] Eurotunnel : une facture de 100 milliards, Muriel Motte, Le Figaro, 13 février 1996
[1] Eurotunnel, Le hold up programmé, Patrick Bonazza, (1996) |
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