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EUROTUNNEL -
RESULTATS 2002
La descente aux enfers du
cours alimente le mécontentement des actionnaires
Le cours de
l’action Eurotunnel a atteint en février 2003 son plus bas historique à 0,32 €
Lorsque M. Mac KAY a été nommé Vice-président en avril 2001
l’action valait € 1,23 et à la nomination de M.SCHIRREFS, Directeur financier
depuis 1996, au poste de Président le 1/01/ 2002, elle cotait € 1.15 et
le 11février 2003 en pleine page des "Echos" la direction annonçait sa
satisfaction de ses résultats 2002.
"Nous sommes satisfaits d’avoir atteint en 2002 notre objectif
d’équilibre de trésorerie... Nous avons maintenant un bilan plus stable. Notre
service de navettes est solide et constitue un succès commercial."
Tandis que la lecture des résultats fait apparaître une perte
de part de marché sur le transmanche et que le chiffre d’affaires 2002
est inférieur à ceux de 1999 et 2000.
Cette fois encore la Direction annonce un résultat bénéficiaire
(comme elle l’avait fait en 1998 et 1999 à la suite de produits exceptionnels)
alors qu’il ne s’agit en fait que d’un jeu d’écriture . Par suite du
rachat de la dette sur le marché parallèle les € 686 millions viennent en
déduction de cette dette qui, fin 2002, passe de € 11 à 10 milliards. Le
résultat d’exploitation de l''exercice est une perte de € 144 millions et
même de € 178 en tenant compte des pertes de change
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La
Tribune - article du
16/05/03
Echec à la tentative de coup d'Etat
à Eurotunnel
Plusieurs actionnaires
minoritaires ont tenté d'obtenir, en vain, la révocation du conseil
d'administration.
Les actionnaires d'Eurotunnel
qui s'attendaient - voire aspiraient - à une assemblée
générale agitée n'auront pas été déçus. Du moins les quelque 300 qui
avaient fait le déplacement... Elle a donné lieu, dès l'ouverture, à une
véritable jacquerie, puisque Christian Cambier, président de la société
de gestion Prigest et actionnaire minoritaire du groupe, a d'emblée
proposé une résolution pour la révocation du conseil d'administration,
assisté de l'avocat Alain Géniteau - qui
épaule d'ordinaire l'Association de défense des actionnaires
minoritaires (Adam). Richard Shirrefs, président d'Eurotunnel , a
tenté de s'y opposer au prétexte que cette résolution arrivait trop
tard. La contestation a provoqué une suspension de séance, à l'issue de
laquelle ce projet de résolution de dernière minute a été jugé
recevable.
[....]
Mais devant l'impatience du bureau
de l'assemblée, souhaitant en finir avec une séance menaçant de
s'éterniser, des minoritaires ont crié au putsch. Christian Cambier,
soutenu par François Gontier
(président de Verneuil Finance), a saisi cette occasion pour demander
une délibération immédiate du bureau afin de statuer sur la question des
pouvoirs en blanc accordé à Richard Shirrefs et représentant 8 % des
droits de vote. L'enjeu : la validation de ces pouvoirs pour le vote de
la révocation du conseil. Tard dans la soirée, la résolution était
finalement rejetée, tout comme la nomination de Christian Cambier en
tant qu'administrateur.
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La Tribune - article du
09/05/03
La fronde compte les points chez
Eurotunnel
La
tête du groupe a senti passer le vent du boulet lors de l'assemblée
générale. L'utilisation des pouvoirs en blanc a pesé une nouvelle fois
de tout son poids dans la balance.
Si la tentative de renversement du conseil
d'administration d'Eurotunnel, lors de l'assemblée générale de
vendredi, a pu prendre les apparences d'un putsch d'opérette, le
couperet n'est cependant pas tombé loin de la tête du groupe. Du moins
si l'on en croit Christian Cambier, président de la société de gestion
Prigest et actionnaire minoritaire de l'exploitant du tunnel sous la
Manche... Abstraction faite des pouvoirs en blanc accordés au président
par certains actionnaires absents, "160 millions d'actions se sont
prononcées en faveur de la révocation du conseil d'administration, et 23
millions contre, constate-t-il. C'est un véritable coup de semonce
adressé aux dirigeants d' Eurotunnel . La
démonstration est faite : le rapport de force a basculé du côté des
minoritaires." De son côté, le groupe minimise l'impact des frondeurs,
qui ne représentent que 6 % du capital. Mais certains d'entre eux
estiment que la direction n'aurait pas dû utiliser ses pouvoirs en blanc
pour voter contre la révocation du conseil d'administration.
Controverse. "Quand des actionnaires
donnent un pouvoir en blanc, ils le font sur la base d'un ordre du
jour dont ils ont eu connaissance, estime
Alain Géniteau, avocat qui assistait les contestataires de l'Adacte.
L'ordre du jour ayant été modifié en séance, et si l'on s'en
réfère à la jurisprudence, les pouvoirs en blanc sont de fait
écartés." Cette vision des choses n'est guère partagée par
Dominique Schmidt, un avocat spécialiste du droit des affaires :
"Les pouvoirs en blanc ne peuvent être utilisés que dans le sens du
conseil d'administration. Si ce dernier a exprimé son opinion après
s'être réuni, alors l'utilisation des pouvoirs est possible",
indique-t-il.
Il n'est donc pas assuré que la contestation se poursuive davantage.
D'autant qu'"il n'a jamais été question de renverser l'actuelle
direction", jure François Gontier (président de Verneuil Finance
et d'EEM), l'un des "putschistes". Et d'ajouter : "Si les
actionnaires étaient davantage représentés au conseil
d'administration, qui ne totalise que 0,01 % du capital, nous
n'assisterions pas à d'aussi navrantes situations."
Dominique Schmidt va plus loin : "Comme on l'a vu chez
Vivendi ou
Rhodia , ce système d'assemblées
générales ne fonctionne pas." Il estime notamment que les
pouvoirs en blanc devraient être interdits. "On a vu certaines
entreprises demander aux banques les pouvoirs d'actionnaires qui ne
s'étaient pas manifestés, et le vote des actionnaires non-résidents
occasionne souvent une pagaille noire", justifie-t-il. R. M. et
B. S.
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Valeurs Actuelles n°
3497 paru le 5 Décembre 2003
[.....]Ils sont quatre.
Comme les mousquetaires, le panache en moins. Nicolas Miguet,
quarante-deux ans, ancien candidat à l’élection présidentielle, refusé
avant l’heure faute d’avoir obtenu le nombre de signatures requis,
éditeur de lettres boursières, dont le visage s’affiche sur treize mille
panneaux publicitaires avec cette injonction : “Appelez Nicolas Miguet,
c’est urgent.” Au bout du fil, des recommandations pressantes : « Videz
vos Livrets A », « Videz vos assurances vie », « Récupérez tout ce que
vous pouvez comme liquidités et mettez-le sur le TUTU ». Entendez le
tunnel sous la Manche. Lors de l’assemblée générale du 15 mai, il a
rassemblé sur son nom 1,09 % du capital de l’entreprise, soit 3,8 % des
voix exprimées.
A ses côtés, Joseph Gouranton, soixante-sept ans, retraité de
l’équipement, président de l’Adacte, une association de défense des
actionnaires d’Eurotunnel. A la dernière assemblée, il représentait 0,16
% du capital et 0,5 % des voix exprimées.
François Gontier, trente-cinq ans, un financier à la tête de Hoch
Investissements, tombé sous le charme de Nicolas Miguet, totalisait à la
même assemblée 3,02 % du capital et 10,5 % des voix exprimées.
Christian Cambier, gestionnaire de fonds et un temps administrateur
d’Eurotunnel, représentait environ 1,66 % du capital et 5,8 % des voix
exprimées.
Cette poignée de contestataires joue actuellement son va-tout. Avec des
pouvoirs qui représentent près de 8 % du capital de l’entreprise,
Nicolas Miguet détient largement plus que les 5 % réglementaires pour
demander la convocation d’une assemblée générale extraordinaire. Une
partie des 730 000 actionnaires individuels, français pour la plupart –
qui a perdu beaucoup d’argent dans cette affaire mal engagée – s’est
laissé séduire par des promesses mirifiques.
[...]On cite même
Colette Neuville, présidente de l’Association de défense des
actionnaires minoritaires (Adam). Celle qui fut un temps administratrice
de Paribas, sait ce que le conflit d’intérêts veut dire. Elle refuse de
redevenir administratrice de société. Outre cette position de principe,
elle indique que pour accepter une telle responsabilité, il faut « avoir
des équipes qui font mieux que la direction actuelle et une stratégie
alternative convaincante ». « Je ne les ai pas », constate-t-elle.
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L'action à l'assemblée est menée par Christian Cambier, président de la société
de gestion Prigest, qui dirigeait l'AAE, jugée trop proche de la direction par
les fondateurs de l'ADACTE à l'occasion de la
restructuration de 1998. Elle est menée en conjonction avec
François Gontier et avec l'aide d'Alain
Géniteau, agissant en tant que conseil de Cambier.
L'ensemble des contestataires réunissent 8% du capital et environ 18% des voix
exprimées, la majorité étant détenues par Hoche investissement.
15
mai 2003
A la suite de cette assemblée M. Joseph Gouranton, Président
de l’Adacte, et M.
Nicolas Miguet éditeur de lettres boursières et
porteur de pouvoirs pour 30 millions de titres, décident d’unir leurs
forces
7 AVRIL 2004
ASSEMBLEES GENERALES EUROTUNNEL
LES CLES DE L'ASSEMBLEE DE
REVOCATION
17 JUIN 2005 ASSEMBLEE
GENERALE ORDINAIRE
Le cours des
actions va monter jusqu'en
novembre 2003
. Il entamera alors une descente continue
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