|
| |
5 AVRIL 2005
DEMANDE DE WAIVER
LE
COMITE AD HOC DES CO-FINANCIERS WAIVERS
Le 20 avril 2005
Eurotunnel publie le communiqué suivant
"Eurotunnel informe que suite à sa demande de dérogation
aux accords de crédit qui lient le Groupe à ses créanciers envoyée le 5 avril
dernier; les deux collèges de créanciers viennent de répondre positivement.
A l'heure où ce communiqué est publié, le vote des
créanciers de la Dette Senior en faveur de la dérogation s'établit à 87,26%,
celui des co-financiers à 87,14%, soit un pourcentage très supérieur à la
majorité requise. Aucun vote négatif n'a été enregistré.
Jacques Gounon , Président du Groupe
Eurotunnel, s'est
félicité du travail effectué par les Banques Agents et a salué le sens des
responsabilités des créanciers d'Eurotunnel qui ont rapidement et largement
approuvé cette dérogation"

La Tribune
- article du
21/04/05Transports
Eurotunnel
va enfin pouvoir négocier avec ses créanciers
Grâce à l'accord de Goldman
Sachs, Eurotunnel réunit désormais les
conditions pour négocier la restructuration de
sa dette. Il se donne huit mois pour finaliser
un plan de sauvetage.
Il ne manquait plus que
l'accord de la banque d'affaires américaine
Goldman Sachs pour démarrer les négociations
sur la restructuration de la dette d'
Eurotunnel . C'est chose faite. De
source proche du dossier, la banque
américaine qui représente plusieurs fonds
d'investissement a approuvé hier la demande
de dérogation (waiver) adressée à ses
créanciers par l'exploitant du tunnel sous
la Manche. L'obtention de ce waiver est le
préalable indispensable à l'ouverture des
négociations. Dès lors,
Eurotunel a
confirmé hier que le waiver était accepté
par un nombre suffisant de créanciers pour
entamer le processus de restructuration de
la dette, qui s'élève à 9 milliards d'euros.
La décision de Goldman Sachs était décisive.
De fait, l'accord de la banque américaine,
qui dispose de 27 % de la dette "senior",
permet à Eurotunnell
de franchir le seuil de 75 % nécessaire pour
démarrer la négociation. Désormais, le vote
des créanciers détenteurs de cette dette
atteint 87,26 %, et celui des cofinanciers
87,14 %, a précisé hier
Eurotunnel
. Sur la dette "junior", qui doit
être remboursée en dernier, la réponse des
créanciers était déjà favorable à 68 %, soit
bien au-delà du seuil requis de 50 %. La
dette est détenue à environ un tiers chacun
par le pool des banques d'origine (Crédit
Agricole, HSBC, BNP Paribas) , le réassureur
américain MBIA et des fonds d'investissement
spéculatifs.Processus complexe.
La direction d'
Eurotunnel et ses créanciers se
sont donné huit mois pour finaliser un plan
de sauvetage et le présenter aux
actionnaires. Un défi impératif à relever si
Eurotunnel ne veut pas tomber sous le
coup de la faillite fin 2006. Pour autant,
les créanciers ne cachent pas que le
processus sera "complexe" dans la
mesure où il devra tenir compte des réalités
économiques. Le conseil d'administration d'
Eurotunnel espère d'ailleurs
obtenir des garanties des autorités
françaises, britanniques ou européennes dans
le cadre de cette restructuration. Notamment
pour optimiser le trafic du tunnel sous la
Manche. Le projet de liaison Paris-Londres
via Amiens, soutenu par le ministre des
Transports, Gilles de Robien, ne peut que le
satisfaire, bien qu'il s'agisse d'un dossier
à l'étude depuis plus d'un an.

|
| |
|