| Les Echos 23 février
2006
Selon l'agence
Reuters, citant une source proche du dossier, les
négociations sur la restructuration de la dette d'Eurotunnel pourraient
conduire à une forte dilution pour les actionnaires. La conversion de la
dette en actions conduirait ces derniers à ne détenir plus que 30 % du
capital, laissant aux créditeurs le contrôle de la société. La
négociation permettrait ainsi d'effacer près de la moitié de la dette
globale de 9,1 milliards d'euros. Parmi les 5,1 milliards d'euros de
créance restant, 1,5 milliard serait sous forme d'options
convertissables en actions.
Eurotunnel, qui est parvenu fin janvier à un accord avec ses créanciers
les plus seniors représentant 50 % de sa dette, n'a jamais communiqué
sur le contenu des discussions. Le 17 février, l'exploitant du tunnel
sous la Manche a entamé une nouvelle période de pourparlers avec ses
créanciers juniors sous réserve de confidentialité. Interrogée par « Les
Echos » hier soir, Colette Neuville,
membre du conseil d'administration
d'Eurotunnel, jugeait ses
rumeurs « irresponsables » et destinées à faire échouer les négociations.
En cas d'échec, Eurotunnel sera dans une situation financière critique à
partir du 1er janvier 2007, date à laquelle le remboursement du
principal de la dette sera exigible.
C. G.
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