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La Tribune 23 juin 2005 Eurotunnel dévoile son plan social
Alors que la réunion prévue hier entre le PDG d'Eurotunnel Jacques Gounon
et les créanciers sur la restructuration de la dette a été annulée, les
salariés n'ont pas attendu le comité central d'entreprise (CCE)
d'aujourd'hui pour manifester leurs inquiétudes. Ils ont pris connaissance
dès hier, lors d'un CCE européen à Folkestone (Kent), des grandes
orientations. Au total, le plan tel qu'il a été adopté en octobre 2004 et
provisionné à hauteur de 52 millions d'euros, prévoit 741 suppressions de
postes sur les deux sites, en France (Coquelles, Pas-de-Calais) et en
Grande-Bretagne. Le gros de la restructuration devant intervenir début 2006,
notamment avec une remise à plat des contrats de sous-traitance, le plan
social (qui prend également en compte les départs volontaires et à la
retraite) devrait toucher environ 400 personnes dont 270 en France. Autre
gros chantier : la réorganisation des conditions de travail. La direction
compte réduire le périmètre de l'exploitation la nuit et le week-end.
Concrètement, "les salariés craignent une baisse de revenu de l'ordre 20 %",
estime Michel Yard de la CFE-CGC d'Eurotunnel qui redoute que les "cadres
soient les plus touchés par ce plan social".
C.C.
Dans le cadre de la présentation du plan DARE et après qu'une
coûteuse mission ait été confiée à McKinsey, il était prévu des licenciements.
Lors de la lutte pour les pouvoirs, le président Gounon a fait état d'un plan de
départ volontaire . La générosité du plan de départ volontaire, qui s'il réduira
les frais de personnel ne peut plus correspondre à une meilleure gestion des
personnels, entraîne manifestement une désertion massive.
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