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M. André Bénard et les actionnaires
M. André Bénard a pris ses fonctions le 23 septembre 1986 . Il se fait consentir un contrat de travail sur ESL[1]. Il est désigné par les banques, avec un conseil d’administration qui est en train de devenir un conseil de banquiers. En octobre 1986, à l’occasion d’une augmentation de capital par placement privé où les constructeurs vont sortir du capital.
Il a indiqué lors des audiences s’être assuré de la faisabilité du projet. Il assume donc consciemment l’état dans lequel il trouve le projet : le contrat de concession , le contrat de construction a été signé le 13 août 1986 ainsi que le contrat de maîtrise d’œuvre avec Setec & Atkins, contrats financiers. Il signe le contrat avec les Réseaux le 24 septembre 1986, le lendemain de sa prise de fonction.
M. André Bénard « se sent investi d’une mission d’homme d’Etat et n’a que cette idée en tête : terminer le tunnel quoiqu’il en coûte » [2] . Ce que plus d’une centaine de millions de contribuables français et britanniques n’avaient pas les moyens de financer, M. André Bénard a décidé de le faire financer par un million de petits épargnants, en ciblant un actionnariat populaire . Et pour ce faire il utilisera tous les moyens possibles, sans regarder aux coûts et aux méthodes.
Lorsqu’Eurotunnel est passé dans les mains des banques, c’est le moment où André Bénard est devenu président. Il n’a jamais critiqué le montage du projet. Il n’a jamais même critiqué les banques, a fortiori lutté contre elles, alors qu’elles ruinaient Eurotunnel. Au contraire il a fait [3] le travail de promotion que les banques ne pouvaient faire ouvertement. Le rôle assumé par André Bénard est en particulier la séduction des actionnaires
C’est en 1987, sous la présidence de M. André Bénard, s’est fait l’introduction en bourse d’Eurotunnel. L’introduction en bourse collecte 7,7 Milliards de francs.
Il trouvera en tout auprès des actionnaires individuels, par le biais de l’introduction en bourse de 1987 , puis des augmentations de capital de 1990 et 1994, « quelque 23 milliards de francs, montant qui correspond pratiquement à celui des intérêts perçus jusqu’à 1996. Il suffisait d’y penser » [4] . |
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