| Dow Jones le 24/03/2006 à 20:43
Les créanciers d'Eurotunnel craignent que la conversion
de 14% de la dette de la société en obligations n'affaiblisse leur
position lors de négociations sur la restructuration du groupe,
rapporte vendredi une source au fait de la situation.
Selon les nouvelles règles mises en place cette année pour protéger les
sociétés françaises en difficultés, Eurotunnel pourrait désormais
imposer un plan de restructuration sans le consentement des nouveaux
détenteurs de titres obligataires.
Si les prêteurs bancaires et les autres créanciers siègent à la table de
négociations, ce n'est pas le cas des détenteurs d'obligations.
Eurotunnel étant à la limite de l'insolvabilité selon la nouvelle
législation française sur les faillites, le groupe pourrait bénéficier
d'une "procédure de sauvegarde".
Un groupe de créanciers détenant plus de 50% de la dette subordonnée
avait prévu d'utiliser ses droits en tant que > créanciers afin de
bloquer tout plan de restructuration.
Mais sous la procédure de sauvegarde, les détenteurs d'obligations
subordonnées n'ont plus le droit de voter au sujet d'un plan de
restructuration.
"Les détenteurs d'obligations seront consultés sur les dérogations
partielles ou totales à la dette, mais pas sur le plan lui-même",
explique Alexandra Szekely, associée du cabinet d'avocat Freshfields à
Paris.
Eurotunnel a annoncé mardi la conversion en obligations de ses avances
de stabilisation et ses crédits à taux révisables, qui représentent une
partie de sa dette subordonnée.
Au 31 décembre 2005, les
crédits à taux révisables, d'un montant de 464 millions de livres
sterling (668 millions d'euros), et les avances de stabilisation, de 379
millions de livres sterling (546 millions d'euros), > représentaient 14%
de la dette.
Eurotunnel n'a pas souhaité faire de commentaire.
-Anousha Sakoui, Dow Jones Newswires
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