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Dette/Eurotunnel:
certains porteurs craignent d'être mis à l'écart
Les porteurs d'obligations d'Eurotunnel, qui représentent un tiers de la dette
du groupe franco-britannique, accusent la direction de les tenir à l'écart du
processus de négociation, selon l'Arco (association de représentation des
porteurs d'obligations et autres titres de créances).
Les détenteurs d'obligations, qui se sont regroupés la semaine dernière au sein
de cette association présidée par Jean-Pierre Mattei, l'ancien président du
tribunal de commerce de Paris, craignent d'être acculés à revoir leur créance
fortement à la baisse.
Eurotunnel avait annoncé mercredi dernier qu'une nouvelle période de négociation
de sa dette s'étendant jusqu'au 12 juillet avait été votée par les créanciers et
allait amener toutes les parties à négocier ensemble.
Un porte-parole de l'Arco, qui dit représenter 60% des détenteurs d'obligations,
a expliqué mardi à l'AFP qu'un contact a eu lieu depuis entre Close Brothers,
banque conseil des porteurs d'obligations, et la direction d'Eurotunnel.
Mais, selon lui, Close Brothers n'a eu accès à aucun élément, dont le "Memorundum
of understanding", cet accord signé le 31 janvier avec le comité ad-hoc des
créanciers bancaires.
Celui-ci comprend les réassureurs américains MBIA et Ambac, les fonds
d'investissement Oak Tree et Franklin, ainsi que la Banque Européenne
d'Investissement.
"On sait qu'il y a un projet pour restructurer la dette, mais on ne sait pas ce
qu'il y a dedans", s'insurge M. Mattei. "Je ne sais pas comment on restructure
une dette sans les représentants d'un tiers de cette dette", a-t-il déclaré à
l'AFP.
Eurotunnel, interrogé par l'AFP, affirme pour sa part avoir appris l'existence
de l'Arco par voie de presse "alors que nous sommes en contact avec les
créanciers juniors (dont font partie les créanciers obligataires) y compris
Close Brothers".
"Quand vous prenez part à une négociation, il faut se signaler comme partie
prenante", a ajouté une porte-parole du groupe.
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