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La 3 ème chambre de la cour d'appel de Paris condamne le Crédit Lyonnais et le CDR à verser aux liquidateurs judiciaires de Bernard Tapie la somme de 135 millions d'euros Le CDR est par ailleurs condamner à verser 300 000 euros de frais de procédure aux liquidateurs de BTF. Dans son arrêt, la 3e chambre souligne que la banque aurait dû informer son client du fait que Robert-Louis Dreyfus se portait acquéreur d'Adidas. "L'obligation d'informer son mandataire, le devoir de loyauté, le souci de la déontologie de toute banque, en particulier d'affaires, exigeaient de faire connaître à M. Tapie, client bénéficiant d'une aide financière considérable et constante depuis 1977, d'une part qu'un repreneur avait été contacté pour assurer le management d'Adidas (...) et d'autre part que le Crédit lyonnais était prêt à financer l'opération, donc à continuer de prêter pour Adidas", relève l'arrêt. "La nullité de la vente d'Adidas ne pouvant être prononcée, l'entreprise ayant été revendue par Robert-Louis Dreyfus (...), il convient de faire droit à la demande de dommages-intérêts", La cour note par ailleurs que la vente
à Robert-Louis Dreyfus des 78 % d'Adidas possédés par Bernard Tapie aurait pu
intervenir directement, sans l'entremise du Crédit lyonnais. Du fait des erreurs
de la banque, elle estime à environ 66 millions d'euros le préjudice subi en
1995 par Bernard Tapie, ce qui, augmenté du coût de la vie et des variations à
la hausse du cours de l'action Adidas (+ 370 % depuis 1995), représente
aujourd'hui 135 millions d'euros. |
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