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Le Crédit Lyonnais prête
à Pinault l’intégralité
du prix d’acquisition des obligations (dites pourries et donc considérées
comme hautement spéculatives) et
semble-t-il garantit toutes pertes sur la réalisation du portefeuille et
donc prend le risque du prêt, qui est stipulé « non recourse »
.
Aucune garantie n’est donnée pour le prêt (cf Gay Monnot p. 158) . M. François Pinault
affirme cependant qu’il avait mis en gage les actions de PP , dont la
valeur à l’époque était très discutée.
Deux millions de dollars
sont prêtés ainsi par Altus Finance à la Financière Pinault, qui ne
seront remboursées qu’en 2000.
A cette époque les
banques avaient arrêté de prêter au groupe Pinault, considéré comme
surendetté.
« Pinault,
le surendetté, vient d’obtenir de son banquier de toujours, le groupe
Crédit Lyonnais, un prêt de 10 milliards de francs, pour acquérir un
montant légèrement supérieur des fameux junk bonds d’Executive Life »
Le prix incluait le droit
d’acquérir une opération identifiée
par le seul nom de Patriot , Aurora et
SATER une société qui se révèlera
hautement sulfureuse
Le profit réalisé par le
Crédit Lyonnais le 24 décembre 1992 vient fort à point pour le Crédit
Lyonnais, qui est dans une
situation financière difficile
et il permettra au Crédit Lyonnais de limiter l’affichage de ses pertes
à 1,8 Milliards de francs.
“Le
bénéficiaire final des “junk bonds” et de l’activité
d’assurances d’Executive Life n’est autre que l’homme d’affaires
breton, dont les liens avec le Crédit Lyonnais, Jean François Hénin,
Leon Black et Jean Yves Haberer sont ceux que l’on connait. Dès lors,
une question s’impose : François Pinault était-il destiné à
reprendre Executive Life dès l’origine ? Auquel cas le Crédit
Lyonnais aurait organisé toutes les opérations pour le compte du Breton,
dans le cadre d’une gigantesque opération de portage dissimulé aux
autorités américaines »
FIN 1992 PINAULT ET LE
SOUTIEN DU CREDIT LYONNAIS
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