Texte du Communiqué
d'Eurotunnel
08/03/2000 - Après une année 1999
particulièrement réussie , Eurotunnel se fixe un
nouvel objectif ambitieux.
Après une année 1999 particulièrement réussie ,
Eurotunnel se fixe un nouvel objectif ambitieux.
Après une année 1999 particulièrement réussie :
- résultat d'exploitation +15 %
- résultat net : 2,2 milliards de francs,
Eurotunnel se fixe un nouvel objectif ambitieux
I - Un résultat d'exploitation en hausse de 15 %
: l'objectif qui était de compenser en 1999 la perte
de marge des ventes hors taxes est atteint
En 1999, le chiffre d'affaires s'est élevé à 6
355 millions de francs et se ventile de la manière
suivante :
le revenu des navettes (2 743 millions de francs)
a augmenté de 31 % grâce à la croissance du service
fret et à l'augmentation des prix moyens,
les recettes de distribution et autres activités (1
428 millions de francs) sont en baisse comme prévu
de 27 % suite à l'abolition des ventes hors taxes
intra-communautaires,
les revenus provenant des Chemins de Fer (2 184
millions de francs) sont en hausse de 3 % et
correspondent toujours, pour l'essentiel, au
versement des charges minimales d'utilisation.
Le chiffre d'affaires, après déduction des coûts des
produits vendus, augmente de 8 % par rapport à 1998
(cf. note1 aux éditeurs).
Les charges d'exploitation ont diminué au total
de 5 %, en raison notamment de la réduction de 33 %
du coût des produits vendus.
Après déduction des commissions bancaires et
coûts de restructuration ainsi que des
amortissements et des provisions, le résultat
d'exploitation s'est élevé à 2 269 millions de
francs pour l'exercice 1999, à comparer à 1 975
millions de francs en 1998 à taux de change
constant, soit une progression de 15 %
II - Un résultat net fortement positif grâce
notamment à une gestion active du bilan
En 1999, Eurotunnel a poursuivi sa stratégie de
gestion active du bilan. Cette politique s'est
traduite par de nombreuses opérations financières
(renégociation de la Dette Senior, conversion d'ORU,
rachat de certains instruments de la dette par
utilisation des indemnités TML et du produit de
l'augmentation de capital) qui ont tout à la fois
réduit la dette et diminué les charges financières
du Groupe.
Cette gestion active du bilan a, par ailleurs,
conduit à une amélioration du ratio dette/fonds
propres, comme le montre le tableau ci-dessous. Ce
ratio, qui s'élève à la fin 1999 à 370 %, témoigne
d'un profond assainissement du bilan.
Après prise en compte d'un profit exceptionnel de
3 005 millions de francs généré par ces opérations
financières, le résultat net s'établit à 2
192 millions de francs, à comparer à un résultat net
de 726 millions de francs en 1998.
Hors profit exceptionnel et différences de
change, la perte sous-jacente est de 1 270
millions de francs, en forte baisse par rapport à
celle de 1998 (1 791 millions de francs).
Cette nette amélioration est la conséquence d'une
part de l'augmentation significative du résultat
d'exploitation et d'autre part de la réduction des
frais financiers.
II - Poursuite de l'amélioration du taux de
couverture des intérêts (91 % avant investissements,
74 % après investissements)
La trésorerie d'exploitation s'??est élevée à 3
288 millions de francs en 1999. Les dépenses
d'investissement, 618 millions de francs, ont été
essentiellement consacrées à l'extension de la
flotte de navettes fret et donc à l'amélioration des
revenus futurs. La trésorerie disponible pour le
paiement des charges financières s'??est élevée à 2
668 millions de francs. Le taux de couverture des
intérêts avant investissements est donc en nette
amélioration par rapport à l'exercice précédent (91
% contre 84 % en 1998). Après investissements, ce
taux est de 74 % (69 % en 1998) ; il est en ligne
avec le Prospectus, ce qui représente une
performance d'autant plus remarquable qu'il intègre
une accélération significative du programme
d'extension de la flotte fret et donc un niveau
d'investissement en 1999 beaucoup plus important que
celui prévu dans le Prospectus.
IV - Activité 1999 : une transition réussie
Au cours de cette année de transition qui s'est
caractérisée par l'abolition du régime des ventes
hors taxes au 30 juin, Eurotunnel a réussi à
compenser le manque à gagner provenant de cette
activité et a poursuivi le renforcement de sa
position de leader du marché transmanche.
Navettes Eurotunnel
Navettes fret : Au cours de l'année 1999,
Eurotunnel a accéléré l'augmentation de sa capacité
fret par la mise en service de trois nouvelles
navettes et a ainsi pu profiter de la forte
progression du marché Calais/Douvres-Folkestone pour
le fret accompagné (+ 14 %). Eurotunnel a transporté
838 776 camions, soit une hausse de 19 % par rapport
à 1998, sa part de marché atteignant 39 % en moyenne
sur l'année, soit 2 points de plus qu'en 1998. Le
record mensuel de 66 794 camions d'octobre 1998 a
été battu sept mois sur douze en 1999. La croissance
a été particulièrement soutenue durant le dernier
trimestre avec un nouveau record mensuel de 85 866
camions transportés en novembre 1999 et Eurotunnel a
terminé l'année en position de leader sur ce marché.
Navettes passagers : Compte tenu de la
suppression des ventes hors taxes, Eurotunnel a
décidé de concentrer sa stratégie sur le marché des
voitures sur lequel il est un clair leader et qui
est plus rentable que celui des autocars. Eurotunnel
a transporté 3 260 166 voitures en 1999, soit une
part de marché de 54 %, en progression de 2 points
par rapport à 1998. En revanche, le nombre
d'autocars transportés en 1999 (82 074) a diminué de
15 % par rapport à 1998 et la part de marché est
tombée à 34 %, soit une baisse de 5 points.
Au total, les revenus des services des
navettes passagers et fret d'Eurotunnel ont augmenté
de 31 %, représentant 43,1 % du chiffre d'affaires.
Les activités annexes : Distribution et
Télécommunications
Distribution : Le chiffre d'affaires de cette
activité enregistre comme prévu une baisse
substantielle, conséquence mécanique de la
disparition des ventes hors taxes (cf. note 1 aux
éditeurs).
Télécommunications : En 1999, Eurotunnel a
poursuivi sa croissance dans le marché des
télécommunications en articulant son activité autour
de deux métiers distincts :
- en tant qu'opérateur de services, la
commercialisation de lignes à haut débit entre
Paris et Londres ;
- en tant que fournisseur d'infrastructures
(fibres optiques et câbles), la mise en place de
câbles dans le tunnel pour divers clients. En
1999, cinq contrats ont été signés pour la pose
de câbles en tunnel.
Au total, les revenus des activités
annexes représentent 22,5 % du chiffre d'affaires.
Les réseaux ferroviaires
Eurostar, qui exploite jusqu'à 66 trains par
jour, a maintenu sa position de leader sur le marché
Paris-Londres/Bruxelles en transportant à travers le
tunnel 6,6 millions de voyageurs en 1999 contre 6,3
millions en 1998 (+ 4,5 %). En revanche, le trafic
des trains de marchandises a de nouveau souffert de
problèmes de qualité de service ; 2,9 millions de
tonnes de fret ferroviaire ont été transportés en
1999 contre 3,1 millions de tonnes en 1998 (- 8,8
%).
Les revenus des chemins de fer (Eurostar
et trains de marchandises confondus) se situent
toujours pour l'essentiel au niveau des charges
minimales d'utilisation et représentent 34,4 % du
chiffre d'affaires.
V - Après trois ans de progrès, Eurotunnel se
fixe un nouvel objectif pour 2002
Eurotunnel, qui s'était préparé à la suppression
des ventes hors taxes dans l'espace communautaire
européen, a franchi avec succès le cap de cette
année de transition et a réussi à consolider ses
positions sur le marché.
Le marché du transport des personnes et des biens
entre la Grande-Bretagne et le Continent est
prometteur : celui des voitures devrait, comme
prévu, reprendre sa croissance l'an prochain, une
fois dissipés les effets de la disparition des
ventes hors taxes et des hausses des prix qui en
résultent, et celui des camions devrait poursuivre
sa forte progression des dernières années.
Dans ces marchés en croissance soutenue,
Eurotunnel entend continuer à accroître ses parts de
marché tout en augmentant ses tarifs à des niveaux
plus réalistes pour ses services navettes. Pour y
parvenir, Eurotunnel table sur l'accroissement de sa
capacité de transport en accélérant les achats de
navettes fret, sur l'amélioration de la qualité des
services de transport ainsi que sur l'élargissement
de la gamme des prestations offertes à la clientèle
touristique ou aux clients transporteurs.
En ce qui concerne les réseaux de chemins de fer,
le transport de fret par voie ferroviaire, après une
longue période de régression, devrait connaître
progressivement un renouveau, compte tenu des
volontés politiques exprimées, et la politique
marketing dynamique engagée par Eurostar devrait
assurer une hausse régulière de trafic entre les
trois grandes capitales européennes que sont Paris,
Bruxelles et Londres.
Tirant le bilan de cinq années d'exploitation,
Patrick Ponsolle, Président exécutif d'Eurotunnel, a
évoqué les perspectives de la société pour les
prochaines années : « La combinaison du caractère
essentiellement fixe de nos coûts et d'une
croissance régulière de notre chiffre d'affaires
devrait nous permettre d'obtenir une croissance
vigoureuse de nos résultats.
Nous ne pourrons cependant considérer notre
redressement comme véritablement achevé que lorsque
nous couvrirons la totalité de nos charges
financières par notre cash flow opérationnel après
dépenses d'investissement.
Le Prospectus de 1997 envisageait que nous y
parviendrions en 2004.
Nous nous fixons désormais pour objectif d'y
parvenir, sauf bouleversement des conditions de
marché, en 2002 ».
Notes aux éditeurs :
- 1er juillet, date de prise d'effet du
contrat d'exploitation et de gestion des
activités conclu avec BAA (British Airports
Authority), cette société paie à Eurotunnel une
redevance basée sur ses marges de distribution
sous réserve de garanties minimales annuelles.
Les comptes d'Eurotunnel n'enregistrent donc que
cette redevance et non plus les produits des
ventes et les coûts associés (essentiellement
les coûts d'achats des produits vendus). Ces
coûts qui se sont élevés en 1999 à 484 millions
de francs ont baissé de 33 % par rapport à 1998.
- Le résultat d'exploitation est en
progression de 17% dans les comptes publiés en
livres sterling. La différence entre les
pourcentages d'augmentation du résultat
d'exploitation (en FRF : +15%, en £ : +17%) est
liée à la comptabilisation des amortissements au
taux de change historique, tous les autres
éléments du compte de résultat étant calculés au
taux moyen de la période.
- Les comptes 1999 seront soumis à
l'approbation de l'Assemblée Générale Ordinaire
des Actionnaires qui se tiendra le 17 mai
prochain à Londres, une réunion d'information
ayant lieu le lendemain à Paris.