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Le schéma proposé par l'accord préliminaire de restructuration se traduit par l'addition de nouveaux étages de structure, avec la création d'une société qui serait cotée et qui aurait vocation manifestement à remplacer les sociétés Eurotunnel. Dans un premier temps les actionnaires individuels seront forcés d'apporter leurs actions à une OPE. En attendant la disparition des sociétés cotées actuelles il y a en fait une complexité additionnelle de l'organisation. L'effacement de la dette annoncé n'aurait s'il était exact n'aurait rien eu d'inespéré, comme le prétend Gounon. Fin janvier 2005 Jean Louis Raymond avait indiqué, dans un débat sur un forum internet et dans des interviews radiophoniques et dans une interview à La Tribune, que " Une réduction de plus de la moitié de la dette parait envisageable"., Mais cet effacement de la dette est en fait en trompe l'oeil. En effet dans l'analyse de la dette il convient d'examiner la dette senior, la dette Tier 1A et la dette mezzanine, mais aussi les titres hybrides. Il s'agit là en effet des trois niveaux de dette dans le financement structuré qui viendrait remplacer celui mis en place lors de la restructuration de 1998. Par ailleurs cet effacement est mis de façon quasi totale à la charge des obligataires, sans que ceux-ci n'aient été associés à la négociation. Le plan leur est soumis avec un chantage au dépôt de bilan, qui n'est pas crédible et la réaction des obligataires a été immédiatement négative. Il convient de rappeler que l'opposition de 25% d'une quelconque catégorie de créanciers est suffisante pour faire échec au plan de restructuration. Comme lors de la restructuration de 1998 la dette est expansible, avec capitalisation éventuelle des intérêts pour la dette mezzanine, et mécanismes d'augmentation des intérêts et système d'augmentation du principal par primes de remboursement pour les titres hybrides. Le schéma repose manifestement, comme celui de 1998, sur des mécanismes de quasi-fonds propres se convertissant en actions pour que les actionnaires continuent à apporter de l'argent frais. Non seulement leurs actions n'ont aucune valeur, mais le plan cherche à leur faire rajouter cet argent frais grâce à de perpétuelles promesses de rentabilité future.
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