| Les dilutions du capital
et
les nouveaux apports des actionnaires
Dès
avril 1995 le produit de l'augmentation de capital a été
absorbé et la société est en état virtuel de cessation de paiements.
Les actionnaires ont
été fortement dilués lors de la restructuration
en 1997 mais les
banques, qui ont converti une part de leurs créances en capital, ont
rapidement vendu leurs actions.
La restructuration
de la dette de 1995-1998 va se traduire par une série d'augmentations
de capital qui vont considérablement augmenter le nombre d'actions
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une
augmentation de capital pour la conversion
de créances en capital pour un montant de 1.362 Millions € , au prix unitaire de
11,61 FF soit 1,77 € avec émission de 769 millions d’unités. Le montant
d’unités passe de 920 millions à 1.689 millions. Le montant des apports en
capital cumulé est alors de 4.700 Millions €.
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une
augmentation de capital
en mai 1999 pour la conversion d'ORU
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une
augmentation de
capital en octobre 1999 pour le rachat d'avances révisables, de PLN's et
d'avances de stabilisation.
l'augmentation de capital
a été scindée en une tranche au porteur et nominatif français portant sur
182 185 259 unités nouvelles, et une tranche nominative britannique portant
sur 67 814 741 unités nouvelles.
Ces conversions de dettes en capital sont
suivies par la vente des actions obtenues par les créanciers qui ainsi
obtiennent le paiement de leurs créances grâce au maintien d'une capitalisation
boursières significative d'Eurotunnel. La multiplication des actions fait
qu'Eurotunnel conserve une capitalisation boursière non négligeable grâce à un
cours maintenu par les déclarations rassurantes sur la situation financière
d'Eurotunnel
Après la restructuration les actionnaires individuels
avaient à
nouveau incités à faire confiance dans le Tunnel et ils étaient fin 2003 devenus
près d'un million à détenir des actions, dont 100.000 britanniques et
900.000 français. Depuis le bas historique à 0,39 euros de
mars 2003, ils sont
400.000 à avoir investi dans Eurotunnel
Les actionnaires ont acheté des actions, faisant
confiance aux affirmations suivant lesquelles Eurotunnel était sortie des
difficultés financières et convaincus par les montages présentés comme
démontrant le crédit restauré.
De même ils ont investi sur la base des incitations
présentant la valeur comme sous cotée.
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