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DOSSIER EUROTUNNELA l’automne 1994 la situation financière dramatique d’Eurotunnel ne peut plus être masquée. Dans cette situation les ventes à découvert se multiplient, elles sont le fait en particulier de banquiers associés à Eurotunnel Les ventes à découvert Les cours d'Eurotunnel s'effondrent en raison de la perception par le marché à l'automne 1994 des retards dans l'ouverture des services et des conséquences de ces retards sur la situation de trésorerie d'Eurotunnel. En octobre 1994 le comportement de l’action amène la COB à ouvrir une enquête. La Commission a dressé la liste des vendeurs à découvert de plus d’un million d’unités d’Eurotunnel entre le 1er janvier et le 25 mai 1994. Il s’agit de · Tiger Management (environ 11 millions) · Swiss Bank Corporation (6,8 millions) · Crédit Lyonnais (5,1 millions) · Salomon Brothers (4 millions) · Natwest Financial Products (3,4 millions) · Nomura (2,9 millions) · FCP Groupama France (2,7 millions) · Indosuez (comptes gérés) (2,5 millions) · Morgan Greenfell (1,3 millions) · SG Warburg Securities (1,6 millions) · Teton Partners (1,3 millions) · UAP (1,2 millions) · Lehman Brothers Finance (1,2 millions)
Le 25 octobre 1994 Christian Cambier Président de l’Association pour l’action Eurotunnel, adresse une lettre au premier ministre dans laquelle il dénonce « le scandale qui est en train de prendre corps » dans ce dossier, « qui laisserait loi derrière la comparaison avec Panama avec son ampleur, son symbole et ses répercussions financières » [1] Le 26 octobre 1994 il dépose plainte auprès du doyen des juges d’instruction pour délits d’initiés des banquiers d’Eurotunnel .
[1] Dominique Gallois, Afin d’éviter la débacle, Des actionnaires minoritaires d’Eurotunnel demandent la « nationalisation » de la société francà-britannique, Le Monde, 29 octobre 1994 |
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