L'idée de scinder le
Crédit Lyonnais en deux avait été
émise en 1993 par un cadre supérieur du Crédit Lyonnais, Jean Cédelle.
Il s'agissait de séparer le Crédit Lyonnais en deux banques, la partie
saine correspondant à la "bonne banque", et la partie pourrie à la
"mauvaise banque" (la "bad bank")
Lorsque Jean
Peyrelevade prend ses fonctions en 1993 il se rallie à cette stratégie.
Le Consortium de réalisation est créé en octobre 1995. Il a
été précédé de la création de l'Omnium immobilier de gestion qui avait
pour mission de concentrer et de liquider un certain nombre de biens
immobiliers La création est officialisée par la
loi du 28 novembre
1995.
Le 22 décembre 1995
un décret porte
création de l'EPR. Un
décret du
20 février 1996 porte statuts de l'EPRD
Le CDR sera surnommé la
"déchetterie". Il sera présidé par M. Michel Rouger.
Les pertes du Crédit
Lyonnais, estimées à une quarantaine de milliards de francs, ont explosé
à plus de 80 milliards de francs après la création du CDR.
Malgré la création du
CDR Jean Peyrelevade n'a de cesse de réclamer de l'argent
supplémentaire.
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Le CDR est une énorme
structure, constitué de cinq sociétés différentes.
- le CDR Entreprises
gère 56 participations majoritaires dans l'industrie représentant 40
milliards de chiffres d'affaires et 30.000 salariés
- le CDR Participations
gère 25 milliards de participations minoritaires
- le CDR Immobilier
gère 45 ¨hôtels,29 golfs, des bureaux, des commerces, des logements
privés
- le CDR créances gère
plus de 7.000 dossiers litigieux
- le CDR Finance est la
banque interne du groupe CDR.
Dans la mesure où le
CDR détient des participations minoritaires dans des sociétés non
cotées, et comme elle a pour obligation de céder ses actifs, elle va
vendre des participations qui étaient des "pépites" à des prix de
bradage, puisqu'elle dépend du bon vouloir du majoritaire. En septembre
1995 Bernard Arnault rachète les 23% de sa holding personnelle qu'il
avait vendu au Lyonnais dix ans plus tôt au prix de 100 millions €. En
janvier 1997 Jean Charles Naouri rachète les actions que le
Lyonnais détenait dans ses affaires pour 67 millions € de moins que leur
valeur au bilan du CDR. En ce qui concerne les actions d'Artémis une
transaction signée par Dominique Strauss-Kahn se fera au prix de 590
millions €, 300 millions € de moins que la valorisation à dire d'expert