INDEX
DU DOSSIER EUROTUNNEL
L'analyse de l'historique d'Eurotunnel n'est pas
le résultat d'une volonté de faire un retour en arrière . La situation
actuelle d'Eurotunnel a été forgée par cette histoire et l'avenir
d'Eurotunnel dépend des faits passés.
Ce n'est pas les actionnaires qui font
le plus référence au passé, mais au contraire les créanciers. Non seulement
bien entendu la dette qu'invoquent les créanciers est déterminée par
les coûts de réalisation du Lien Fixe Transmanche et les déficits
d'exploitation mais ils veulent aussi utiliser les droits, garanties et
sûretés qui ont été mis en place à l'origine.
Les créanciers
voudraient s'affranchir des fautes commises par les banques pour ne pas en
endosser la responsabilité, mais ils voudraient profiter des droits et
garanties que s'étaient constitués les banques, pour se protéger justement
des risques excessifs imposés aux actionnaires auxquels on prétendait que
l'investissement était au contraire sans risque.
La prétention à une continuité
faite par les créanciers est contraire à l'analyse historique. Il convient en effet de distinguer
la phase de
construction du Tunnel, qui a fait l'objet d'un financement bancaire, et
la phase
d'exploitation du Tunnel qui après restructuration de la dette a fait
l'objet d'un financement structuré avec l'émission de divers types
d'instruments de dette.
L'historique est important pour
pour comprendre les rôles des banques (et de leurs clients pour lesquels ils
ont lancé le Projet, les constructeurs) , des créanciers et des actionnaires.
Les banques, qui ont été au coeur du
lancement du projet et qui ont assuré son
montage, ont
mis en place un syndicat bancaire mondial pour le financement de la
construction du Lien Fixe Transmanche.
Elles se sont désengagé en 1998
de leur risque en tant que prêteurs, n'ayant jamais par ailleurs voulu
assumer celui d'actionnaire. Les banques agents ont cependant continué
l'implication qu'elles ont eu depuis l'origine de gestion du financement en
restructurant le financement et en multipliant l'ingénierie financière.
Par ailleurs les
Banques Agents, grâce en particulier aux dispositions particulièrement
contraignantes qu'elles ont mis en place dans les conventions financières,
ont en fait contrôlé la gestion d'Eurotunnel. Désignant en fait les
dirigeants de droit elles ont agi par ailleurs en dirigeants de fait.
Que ce soit pendant la construction
du Tunnel ou depuis sa mise en exploitation, Eurotunnel est dans un état
permanent de quasi-faillite. Ceci permet une saignée continue d'Eurotunnel
par des frais financiers et des commissions particulièrement excessifs.
L'historique
d'Eurotunnel permet de constater que les fonds propres d'Eurotunnel,
résultant des souscriptions ou achats des actionnaires, ont été apportés
pour 6 milliards d'euros, , alors que pour des débours par les
banques dépassant guère 4 milliards d'euros, Eurotunnel a déjà payé en frais
financiers, intérêts, commissions ou autres charges financières plus de 8
milliards d'euros.
La capitalisation
actuelle, qui était devenue
inférieure à 600 millions d'euros, est artificiellement gonflée à environ
d'un milliard d'euros. Eurotunnel est en effet un penny stock avec 2,5 Mds
d'actions, ce qui amplifie de façon totalement irréaliste un cours de
l'action qui résulte uniquement de la communication presse.
Depuis le début de
2004 Eurotunnel est dans
une phase obligatoire de
restructuration .
LE LANCEMENT DU PROJET DE LIEN FIXE TRANSMANCHE | LE MONTAGE DU PROJET DE TUNNEL SOUS LA MANCHE | LA CONSTRUCTION DU TUNNEL SOUS LA MANCHE | LA MISE EN EXPLOITATION DU TUNNEL SOUS LA MANCHE | LA RESTRUCTURATION DE 1995-1998 | LA GESTION DE LA DETTE | LA DERIVE FINANCIERE | CONTESTATION DE LA DIRECTION PAR LES ACTIONNAIRES | LA NOUVELLE RESTRUCTURATION D'EUROTUNNEL
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Le Tunnel sous la Manche est devenu, sur le plan technique et
commercial, une réalité concrétisant des rêves légendaires dix ans
après la signature du traité de Cantorbery le 12 février
1986. |
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