Par décret du 7 mars 1848,
le Gouvernement provisoire de la IIe République, sous l'impulsion du
Ministre des Finances Louis-Antoine Garnier-Pagès, institue la création d'un
comptoir national d'escompte dans les villes industrielles et commerciales.
Le décret constitutif du
Comptoir National d'Escompte de la Ville de Paris porte la date du 8 mars
1848. Le CNEP est une société au capital social de 20 millions de francs,
constitué pour un tiers en numéraire par les associés souscripteurs, pour un
tiers en obligations par la Ville de Paris, pour un tiers en Bons du Trésor
par l'Etat.
Après la guerre, le CNEP
s'illustre dans la reconstruction du pays en mettant au point une formule
pour financer l'importation de matières premières essentielles.
En 1950, le CNEP est le
premier établissement bancaire à proposer le crédit d'exportation à moyen
terme
Son expansion à l'étranger
reste limitée. Le CNEP assure ses acquis de l'entre-deux-guerres aux
Etats-Unis, en Angleterre, en Belgique, et en Australie. Par ailleurs, le
mouvement de décolonisation lui fait perdre ses sièges égyptiens et l'oblige
à revoir son implantation en Tunisie.
En France, son expansion
reste prudente, avec 850 bureaux, agences et succursales en 1965. Par
contre, le CNEP innove dans l'offre de produits à destination de cette
nouvelle clientèle que sont, dans les années 50, les "particuliers". Dès
1950 il met à leur disposition des chèques de voyage. Il encourage le crédit
à la consommation, l'utilisation du chèque en offrant la possibilité
d'effectuer des retraits à vue à hauteur de 50 000 F, propose des comptes
spéciaux aux rendements attractifs