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DOSSIER EUROTUNNELUn matériel ruineuxDes navettes particulièrement coûteuses DEBUT 1993 Les navettes qui ont été commandées par TML sont particulièrement coûteuses en raison d’une part des modifications résultant de l’imposition de normes de sécurité sans cesse augmentées changeant les spécifications, et d’autre part de dispositifs d’une sophistication technologique satisfaisant les fantaisies des ingénieurs. On verra une multiplication des systèmes de sécurité qui nuit en fait à la sécurité, car elle est faite sans cohérence de philosophie, avec des dispositions multiples de détection incendie qui bloquent le train alors que la stratégie globale était censée être de sortir le train aussi rapidement que possible du tunnel. On frôlera ainsi la catastrophe lors de l’incendie de 1996. Bombardier, le constructeur canadien des navettes, exige 3,4 milliards de surcoûts compte tenu des modifications imposées quant aux navettes. Une solution sera trouvée avec 700 millions en espèces et 20 millions d'actions Eurotunnel. Le coût de construction par places assises revient à 283.00O francs contre 183.000 francs sur un TGV Atlantique [1] Les navettes commandées en janvier 1996 à Arbel coûteront deux tiers de moins. Elles seront plus dépouillées techniquement, mais d’une niveau de sécurité au moins égal. [1] Jean Pierre Adine et Romain Guibert, Les actionnaires n’en voient pas le bout, Le Point, 14 janvier 1995, p. 58 et s. |
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