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DOSSIER EUROTUNNEL
La continuation de la dérive des coûts et des dérapages de calendrier Dès le bouclage de l’opération d'augmentation de capital les sociétés de BTP vont demander 9 milliards de francs à Eurotunnel [1] Le 1 er février 1991 annonce d’un nouveau retard dans la mise en service, maintenant prévue pour le 4ème trimestre 1993 Par ailleurs le coût des travaux est encore revu à la hausse et atteint 81 milliards de francs.
Le 30 mars 1991 , dans le contentieux avec les constructeurs sur les équipement fixes, les experts donnent raison aux constructeurs et condamnent Eurotunnel à payer 500MF. Eurotunnel fait appel devant la Chambre de Commerce Internationale de Bruxelles
Le 29 mai 1991 les banques autorisent Eurotunnel à tirer sur les lignes de crédit
Le 30 septembre 1991 la CCI annule la décision des experts et juge que la comité d’expert n’est pas habilité à prononcer des décisions financières. Eurotunnel a déjà versé 2 milliards de francs. Dans la mesure où les pénalités de retard sont dérisoires, Eurotunnel est en effet forcé de céder au chantage des constructeurs , non seulement lorsque son dossier juridique n'est pas bon, compte tenu des vices du contrat de construction, mais même quand Eurotunnel a juridiquement raison.
Le 15 octobre 1991 TML menace de suspendre l’installation du système de refroidissement si les réclamations concernant les équipements fixes ne sont pas payées
[1] Gérard Negreanu, Les vrais faux milliards d’Eurotunnel, La Vie Française, 27 octobre 1990, p. 32 |
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