INGENIERIE
FINANCIERE
LES CRISES FINANCIERES
Les débordements de la créativité financière et comptable ont donné naissance
à des dérapages et des dérives.
La créativité financière est exacerbée lorsque les liquidités sont
abondantes, et qu'il s'agit d'attirer ces liquidités. Dans un climat
d'exubérance il s'agit de doper les performances des produits financiers et de
minimiser les risques.
Des
bulles de crédit à risques sont développées. Les techniques de
rehaussement de crédit et les diverses techniques de l'ingénierie
financière sont utilisées pour présenter ces opérations comme
particulièrement rémunératrices tout en minimisant ou en occultant
les risques, sinon même l'existence des opérations.
Les
opérations sont présentées comme "assurées", ce qui est trompeur.
L'assurance monoligne qui est
utilisée comme rehaussement de
crédit n'est pas une protection basée sur l'analyse statistique
du risque et le calcul de primes en conséquences. C'est une
assurance qui prétend que le risque est zéro (zero risk insurance).
Le coût d'émission des obligations n'est pas grevée par des primes
...mais la protection est illusoire.
Les
agences de notation qui jouent un rôle important pour prétendre par
la qualité de la notation de la dette établir qu'elle est sans
risque, ou avec un faible risque, et ainsi en donner une
valorisation artificielle et fictive.
Les
entreprises comme les particuliers sont incités à s'endetter de
façon inconsidérée. C'est entre autres le développement
de crédits hypothécaires à haut risques (subprime)
et les obligations à haut risques qui font suite aux junk bonds.
La
titrisation des crédits, qui permet aux banques de transférer le
risque direct sur l'emprunteur, qui génère des activités de montage
très lucratives et qui donne lieu à des opérations de dérivés à haut
profit, crée l'illusion de financements à faible risque et à haute
rentabilité pour les investisseurs non bancaires.
Sur
les marchés d'actions, l'attente de rentabillité est poussée à des
extrêmes. L'actionnaire supportant en tout état de cause le risque
final, qui est amplifié par le surendettement, il faut lui offrir un
rendement qui soit supérieur aux rendements élevés de la dette, avec
un différentiel d'autant plus important que les titres de dette sont
présentés comme étant faiblement à risques.
Dans un contexte où de nombreuses voix s'élèvent pour déclarer qu'il convient
de ne pas brider l'innovation financières, les dérapages et dérives se
produisent.
LA FAILLITE D'ORANGE COUNTY
ENRON
BULLE INTERNET
NICK LEESON ET LA CHUTE DE BARINGS
LTCM
FAILLITE DU FONDS AMARANTH
SUBPRIME
SOCIETE GENERALE ET
JEROME KERVIEL
SOCIETE GENERALE ET
LES SUBPRIMES