VIE DES AFFAIRES

DROIT DE SUBSTITUTION ET AIDE PUBLIQUE


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INDEX DU DOSSIER EUROTUNNEL
La mise en oeuvre du droit de substitution serait une aide publique contraire au Traité de Cantorbery  et illicite

 

Le droit de substitution n’est pas prévu par le Traité et en tout cas dans sa mise en ouvre dans la phase d’exploitation du Tunnel il constituerait une violation du principe de financement privé sans garantie gouvernementale.

 

Le droit de substitution constitue un droit donné sur ses actifs par les Etats en faveur des prêteurs.  Il s’agit ainsi d’une garantie de l’Etat analogue à une sûreté hypothécaire.

Ce droit de substitution constitue ainsi une aide publique, qui si elle peut correspondre à un intérêt de l’Etat quand il s’agit de la construction du Lien Fixe, n’a aucune justification  lorsqu’il s’agit de l’exploitation qui se suffit à elle-même.

 

Non seulement il s’agirait d’une aide publique illicite, mais en fait d’une aide publique qui serait contraire au principe de financement privé du Traité de Cantorbery. Il s’agissait de veiller à ce que le financement se fasse par le marché, sur la base de mécanismes de droit privé. La mise en jeu du droit de substitution ne peut être mise en œuvre que de façon restrictive, car contradictoire avec l’interdiction du financement public. L’octroi d’une extension artificielle du droit de substitution dans le cadre de l’émission d’instruments de dette était manifestement sans fondement juridique, en fraude des droits des actionnaires et contraire au principe de financement privé.

 

Les engagements qui ont pu être pris par les ministères des transports sont illicites comme le serait la mise en jeu du droit de substitution..

 

Il est évident que les compagnies de ferry comme les compagnies aériennes seraient fondés à mettre en cause cette aide publique

 

 

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