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L'assemblée générale d'Havas du 9 juin 2005 est considérée comme ayant été marqué par une victoire de la démocratie actionnariale. La demande de Vincent Bolloré, qui avait acquis 20% des actions, d'obtenir quatre sièges sur les dix huit dont est composé le conseil d'administration, s'inscrivait dans le cadre du droit d'un actionnaire a été représenté au conseil d'administration. La règle du majoritaire qui aurait vocation a disposer de l'intégralité des sièges du conseil d'administration est sans aucun doute contraire aux droits des actionnaires minoritaires. Elle assure certes un plus haut degré de cohésion dans le conseil d'administration mais il s'agit là autant d'un défaut que d'un avantage. La ou les voix dissidentes sont les seuls qui expriment la critique qui doit pouvoir s'exprimer sous condition d'être constructive. L'expression de la diversité des actionnaires se fait de façon courante dans le cadre des pactes d'actionnaires, elle est assurée en droit américain par le "cumulative voting" . Le fait de disposer de quatre sièges d'administrateurs sur dix huit bien évidemment ne constitue pas une prise de contrôle. Un actionnaire, ou un groupe d'actionnaire, obtiendrait il par ailleurs la majorité du capital, il ne serait pas obligé de faire une OPA . La détention de 20% est bien entendu inférieure au seuil de déclenchement, et une majorité relative ne bloque pas une évolution ultérieure du contrôle. |
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