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La première restructuration financière d'Eurotunnel avait permis aux banquiers qui avaient fourni les crédits syndiqués de céder leurs créances. Elle a été fondée sur des prévisions irréalistes, comme les augmentations de capital de 1990 et 1994, mais avec la circonstance aggravante qu'à cette époque le Tunnel a été mis en exploitation . Les chiffres de trafic sont donc connus et la surestimation des recettes futures est encore plus fautive. La restructuration négociée de 1995 à 1998 va empirer la situation financière d'Eurotunnel, mais elle va permettre aux créanciers de soutirer le cash flow d'Eurotunnel et d'en tirer une manne financière. Laissant la société exsangue , elle a inversement suscité la révolte des actionnaires. Celle-ci a été en fait manipulée par les créanciers et les banquiers pour mettre en place une direction qui est chargée de faire passer le plan décidé par le comité ad hoc des créanciers. C'est le plan élaboré par Goldman Sachs/Macquarie, qui est présenté comme un plan de sauvetage alors qu'il ne fait que préparer la cession de l'entreprise aux nouveaux investisseurs.
LE "PLAN DE LA DERNIERE CHANCE" OFFRE PUBLIQUE D'ECHANGE PRESENTEE PAR GROUPE EUROTUNNEL SA
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