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Dans ce message de novembre 2005 le Président avait indiqué "L’expiration du waiver, fin janvier, reste la date cible pour un accord avec le Comité ad hoc sur les grands mécanismes de la restructuration. Ensuite, il faudra lancer les discussions avec les créanciers « juniors " On peut d'après les déclarations des créanciers considérer que l'accord cadre est fondé sur l'application du waterfall. Les créanciers du comité ad hoc, qui considèrent que les autres créanciers sont subordonnés, ont manifestement l'accord de la direction d'Eurotunnel pour l'effet de seuil résultant de cet ordre conventionnel de paiement. Les catégories en haut du waterfall, et au premier rang la dette senior et la dette résultant des montages FLF, ont sans aucun doute vocation à être intégralement payées d'après de schéma de restructuration. Il est probable que pour atteindre le degré suffisant de paiement de cette dette à hauteur de 50% et compte tenu de la capacité effective de remboursement de dette d'Eurotunnel, outre des instruments de dette des quasi-fonds propres sont attribués aux catégories inférieures des créanciers du comité ad hoc. C'est d'ailleurs ce qui explique que même dans ce comité, 9% des créanciers voteront contre la prolongation du waiver En revanche il est clair que les créanciers n'appartenant pas à ce comité ad hoc, représentant environ 50% de la dette , ont d'après de schéma de restructuration, vocation à recevoir au maximum des actions (par conversion de leur dette en actions). Dans la mesure où les quasi-fonds propres sont déjà affectés aux catégories supérieures de la dette, les actions telles qu'elles résulteraient de ce schéma de restructuration n'ont aucune valeur, à supposer même que la conversion soit juridiquement possible, ce qui est discutable. Il y a d'ailleurs une faille manifeste dans la stratégie de restructuration par voie consensuelle à l'égard des créanciers. En effet l'argument selon lequel l'actionnaire doit tirer un trait sur le passé et que "l'actionnaire n'a aucun droit face aux créanciers" bloque toute négociation avec les créanciers des catégories subordonnées. Dans la mesure où ces créanciers ne peuvent recevoir que des actions dans le schéma de restructuration privilégiant totalement les créanciers du comité ad hoc, si les actionnaires n'ont aucun droit ceci signifie que ces créanciers ne se voient offrir que des actions sans valeur. La proposition est donc manifestement inacceptable pour ces créanciers. Or comme il a été souligné "La dette d'Eurotunnel étant un millefeuille très compliqué, l'accord final de restructuration devra être validé à la majorité qualifiée par les catégories de créanciers qui compose chaque tranche de dette." Compte tenu de l'indication qui est donnée de quant à l'approbation du plan de restructuration par une assemblée générale d'actionnaire, il parait évident qu'il comporte une augmentation de capital . Les déclarations sur la structure de la dette sembleraient indiquer une simplification de celle-ci qui parait contredite ensuite par les déclarations sur la complexité de l'accord. Il est difficile de tirer des indications des déclarations sur la structure du financement. . Les déclarations sur le montant maximal supportable de la dette fixe les réalités financières qui ne devraient pas faire l'objet d'une négociation, étant entendu que cette pratique tout à fait contestable ne semble pas abandonnée.
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