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LE LANCEMENT DU PROJET DE LIEN FIXE TRANSMANCHE Le montage du projet se fait, dans le cadre défini par les gouvernements , sous la direction des cinq banques. Ces banques vont mettre en place d'une part les sociétés du groupe Eurotunnel avec une structure de financement inadaptée à l'investissement et d'autre part des "entités substituées" qui vont signer un accord de substitution. Le montage se fait en violation de tous les principes dont le rapport de ces mêmes cinq banques , qui avaient constitué le Groupement d'études du financement du lien Transmanche, avait indiqué qu'il était essentiel qu'il soit respecté. Le montage de financement de projet devait reposer sur un contrat de construction assurant la construction pour un coût déterminé et dans un délai garanti. Le contrat de construction ne répondait pas à ces conditions essentielles, qui se traduisent normalement par un contrat de construction dit "clé en main" . Il avait été négocié entre un maitre d'ouvrage dont les actionnaires étaient les sociétés de BTP et leurs banques avec ces mêmes société en tant que groupement maitre d'oeuvre. Dans un montage d'instrastructure en financement de projet on utilise d'ailleurs des techniques dites de "péages virtuels", ce qui aurait évité que le risque d'erreurs de prévisions pèse sur la société. Les banques avaient par ailleurs négocié dans la même situation incestueuse les conditions des conventions financières particulièrement onéreuses et contraignantes, avec des garanties abusives. Une introduction en bourse est dirigée par les banques, elle est destinée à attirer un actionnariat individuel auxquels l'investissement est présenté comme étant à forte rentabilité et sans risques, alors que des risques excessifs et abusifs sont mis à la charge d'Eurotunnel.
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