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15 MAI
2003 CONTESTATIONS A L'ASSEMBLEE GENERALE
17 JUIN 2005
ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE
Il apparait qu'il
y avait au moment de l'assemblée
générale du 7 avril 2004 environ un million d'actionnaires dont
900.000 actionnaires français et 100.000 actionnaires britanniques.
Il semblerait par
ailleurs que 400.000 actionnaires ont acquis leurs actions récemment, au
moment où l'action a touché un cours plancher de 0,39 euros.
L'annonce par la
direction de son échec s'est fait sur la base du décompte des
procurations, dont l'analyse est intéressante.
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Les
procurations envoyées au conseil d'administration |
Les
procurations envoyées à l'opposition |
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21.413
mandats représentant 3,25% du capital ( soit 3.863 actions
en moyenne) transmis au président d'Eurotunnel
des mandats
représentant 5,05% du capital ont été transmis à d'autres
administrateurs (avec une moyenne de 2.254.990 actions par
mandat) |
22.376
mandats représentant 17,72% du capital (moyenne 20.170
actions) transmis à Nicolas Miguet
3.015
pouvoirs représentant 2,26% du capital (moyenne 19.057
actions) transmis à l'ADACTE
934
pouvoirs représentant 0,36% du capital transmis à Jacques
Maillot (moyenne 9.7974 actions)
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On peut remarquer
Nicolas Miguet a obtenu le nombre de procurations qu'il affirmait
détenir lors de la demande de convocation d'une assemblée de révocation.
Lors de
l'assemblée générale, 6,29 % du capital a voté par correspondance et
environ 4,45% était présent (avec une moyenne de 26.832 actions par
mandat) . En tout 39,53% du capital a ainsi voté.
Les résolutions
présentées par la direction n'ont récolté qu'environ 33% des votes, soit
13% du capital, les "frondeurs" réunissant 26% du capital.
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Le partage des voix, compte
tenu de la composition du capital (6% détenu par les
banques, 30% par des institutionnels et environ 65% par des
actionnaires individuels), semble démontrer que le conseil
d'administration a probablement été soutenu par les banques
mais désavoué par une grande majorité des actionnaires
institutionnels qui soit non pas participé au vote, soit
même ont pu soutenir la révocation de la direction.
La
révocation de la direction a donc été soit acceptée, soit
même souhaitée par les actionnaires institutionnels.
Si
elle constitue un exemple inédit d'activisme actionnarial,
elle démontre que les actionnaires institutionnels n'étaient
pas opposés à cette sanction qu'ils avaient largement la
possibilité de bloquer.
Par
ailleurs il peut paraitre paradoxal que la moyenne des
actions par mandat est supérieur pour l'opposition, le
Président recevant en particulier des mandats correspondant
à des nombres très réduits de titre en moyenne , ce qui
pourrait démontrer les errements des pouvoirs en blanc.
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