Les trois principaux rehausseurs de crédit sont MBIA,
AMBAC et FGIC. Les autres opérateurs sont en particulier FSA, XL
Capital. Il s'agit de sociétés qui sont qualifiées d'assurance
monoligne.
Ils "assurent" 2400 Mds$ de dettes municipales et
plus de 2000 Mds$ de produits titrisés.
Les rehausseurs de crédit bénéficiaient d'une
notation AAA. Les rehausseurs de crédit ont utilisé leur notation pour
offrir aux émetteurs de titrisation des abaissements de coût des
émissions de leurs obligations.
Les dettes obligataires municipales sont qualifiées
de dettes plutôt sûres alors que les produits titrisés sont considérés
comme dangereux.
Dans les produits titrisés on compte des produits
structurés comme les CDO (collaterized
debt obligations)
Tous les rehausseurs ont perdu leur note triple A,
leur notation étant dégradée par les agences de notation.
La dégradation de la note du garant a pour effet
d'une part d'augmenter le risque de contrepartie de l'investisseur vis à
vis du monoline et d'autre part de dégrader les parts dans lesquelles il
a investi et qui faisaient l'objet du rehaussement.
La dégradation des notes des rehausseurs de crédit
entraine ainsi la nécessité de déprécier les actifs concernés par les
"rehaussements de crédit". Les banques sont ainsi obligées de déprécier
des actifs dans leur bilan pour tenir compte de la disparition de la
garantie.
La dégradation des notes traduit le fait que les
garants n'avaient pas les moyens financiers de faire face à leurs
garanties qui n'avaient aucune valeur. Les notes accordées par les
agences de notation reposaient sur une analyse totalement fausse.
Les banques les plus touchées par l'effet de la
dégradation de la notation des rehausseurs de crédit sont Citigroup,
Merril Lynch et UBS, mais le mouvement est général.