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15 mars 200 Acquisition , après
exercice de son option d'achat , consécutif à l'accord de la FTC , d'Albright &
Wilson société chimique britannique, pour un milliard de dollars. Rhodia devient
le leader mondial des phosphates de spécialités avec un chiffre d'affaires d'1,2
milliard d'euros.
Conformément à l'autorisation de la FTC
les activités d'acide phosphorique d'Albright & Wilson aux Etats Unis seront
vendues à son actuel partenaire, Potash Corporation of Saskatchewan.
Rhodia dans son communiqué indique que
cette acquisition produira des synergies estimées à environ 80 millions d'euros
par an dès 2002.
Officiellement, Rhodia acquiert
cette société grâce à une option sans obligation d'achat. Pour M. Lebard,
les termes de cet accord sont tronqués. Pour étayer ses dires, il a livré
aux juges une contre-lettre inédite, datée du 30 mars 1999, signée par
Rhodia et Donau Chemie démontrant, selon lui, que le caractère douteux de
l'option d'achat.
Rhodia avait levé, en 2000, l'option d'achat que lui avait consentie, en
1999, le groupe Donau Chemie sur sa filiale Danube Chemicals dont le seul
actif était Albright & Wilson. "Cette contre-lettre, explique-t-il aux
juges, indiquait que Rhodia devait acheter les titres de Danube à un prix
fixe correspondant à la somme initialement investie par Donau Chemie dans
Danube et défini comme correspondant à la valeur de marché alors que
l'information diffusée au public indiquait que ce prix devait être évalué à
la valeur de marché lors de la levée de l'option." "Cette contre-lettre,
poursuit-il, empêchait donc Rhodia d'ajuster le prix d'acquisition en cas de
perte de valeur de la société Albright & Wilson avant la date limite de
l'option, le 31 mars 2000."
M. Lebard conclut que Rhodia a surpayé cet achat puisque les résultats
d'Albright & Wilson se sont détériorés en 1999, "ce que le public n'a su
qu'en 2001" . Et, d'après lui, cela montre que Rhodia contrôlait dans les
faits, Albright & Wilson mais ne voulait pas que cela figure dans ces
comptes.
Les avocats qui conseillent Rhodia affirment que Rhodia ne contrôlait pas la
société. De plus, "il a clairement été indiqué au public dès octobre 1999,
que l'option d'achat consentie par Donau serait exercée à la valeur de
marché de la société Danube Chemicals et non à la valeur de marché de la
société Albright & Wilson".
La valeur de Danube était, disent-ils, "définie par rapport au montant de
ses capitaux propres", qui constituaient, en octobre 1999, une bonne
référence de la valeur de la société. Quant à la dégradation supposée des
résultats de la société britannique, en 1999, les avocats de Rhodia
rappellent qu'ils n'ont connu qu'une "très légère diminution entre 1998 et
1999", passant de 50,09 millions d'euros à 41,64 millions d'euros.
Jacques Follorou Le Monde 12 septembre 2005
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