Avec la
nationalisation du
30 juin 1982 apparaît le nom de Paribas (adresse
télégraphique de la banque depuis le début du siècle) :
Compagnie Financière de Paribas, Banque Paribas.
Pendant quatre ans, nationalisée,
Paribas continue cependant de progresser sous la présidence de
Jean-Yves Haberer,
nommé par François Mitterrand en novembre 1981 qui préserve aussi l'activité de la Compagnie
Bancaire.
En 1987, Michel
François-Poncet, nommé président directeur général en juillet
1986, mène avec succès la privatisation réalisée en vertu de la
loi du 2 juillet 1986 : Paribas compte désormais 3,8 millions
d'actionnaires individuels. La privatisation se fait par
une OPV du 23 janvier 1987.
Paribas vend à Pierre
Moussa la Banque Privée
de gestion financière (BPGF ) qui devient la banque Pallas Développement
sous l’impulsion du nouveau responsable de l’activité immobilière.
Avec l'arrivée d'André Lévy-Lang en
juin 1990, une nouvelle organisation structurelle en lignes de métier
mondiales est mise en place : banque commerciale, activités de
marché, gestion institutionnelle et privée, conseil, tandis que
Paribas Affaires Industrielles gère les participations
industrielles et commerciales.
Levy
Lang signe
la paix avec Marc Fournier pour conclure le raid manqué sur la Compagnie
de Navigation Mixte
Levy Lang lance une
OPE
de Paribas sur les Ciments Français
Cette
opération permet à Axa d’échanger ses titres du groupe
cimentier contre des actions Paribas
En 1991 Fives Lilles,
filiale de Paribas, et ses dirigeants sont
condamnés par le
Tribunal de Commerce au versement de 468 millions de francs de comblement
de passif, Thierry Brissaud à 30 millions de francs et Charterhouse à 2
millions de francs. Le tribunal considère que Fives Lille était
au courant de la "chenille". Le jugement sera confirmé en appel sous réserve d'une
réduction de la condamnation à 400 millions de francs et le pourvoi sera
rejeté par décision de la
Cour
de Cassation du 3 janvier 1995.
Une nouvelle structure juridique est instaurée
pour Paribas en 1991 avec un
Conseil de Surveillance et un Directoire, présidés
respectivement par Michel François-Poncet et André Lévy-Lang. La
banque est alors confrontée à la grande crise immobilière de
1993.
En janvier 1993 la COB ouvre une enquête sur les
“portages”
concernant les Ciments Français, dénoncés après le rachat de
Ciments Français par Italcementi en 1992.
L’actionnaire de contrôle d’Italcementi est Carlos Pesenti
. Une instruction est ouverte . Les
portages
impliquent
une grande partie des établissements bancaires français et font partie des montages mis au point en particulier
par Paribas pour le financement de Ciments Français.
A partir de
1996, la banque Paribas mène une politique active d'acquisitions
et de cessions . Paribas
vend la SCOA à
Pinault pour 1 F symbolique. Après avoir cédé la Banque Ottomane au groupe
turc Dogus, elle lance en 1997 des OPE sur le Cetelem et la
Compagnie Bancaire dont elle est le principal actionnaire depuis
1969. Elle cède dans le même temps le Crédit du Nord à la
Société Générale et vend ses filiales à réseau en Belgique et
aux Pays-Bas au groupe belge Bacob-Arco. Sous le seul nom de
Paribas, un nouvel ensemble voit le jour le 12 mai 1998 :
l'Assemblée générale des actionnaires ratifie la fusion de la
Compagnie Financière de Paribas, de la Banque Paribas et de la
Compagnie Bancaire, ainsi que de la Compagnie de Navigation
Mixte. Cette opération aboutit à une nouvelle organisation en
trois secteurs d'activités : banque d'affaires, gestion
d'actifs, épargne et services financiers spécialisés.
Fin 1998, le
projet de rapprochement avec la Société générale n'aboutit pas
suite à l'OPE lancée par la BNP
au début de 1999 sur Paribas,
qui conduira à la fusion des deux établissements le 23 mai 2000,
pour former BNP PARIBAS.