Le plan de sauvetage
du 6 août 2003
Au cours des premiers jours d'aout, le groupe Alstom et ses
banques ont négocié, sous l’égide du ministère de l’économie, des
finances et de l’industrie, un accord cadre de refinancement de
l’entreprise.
Cet accord a été annoncé par
un communiqué
de presse de la société du 6 août 2003. Le plan de
refinancement fait appel à plus de 30 banques et s'élève à 2,8
milliards d'euros.
Il prévoit
une augmentation substantielle ses fonds propres afin d’assurer
l’obtention des cautions bancaires nécessaires à son activité. Le
soutien de l’ensemble des banques dans le cadre de cet accord doit
permettre à Alstom d'assurer son avenir à moyen terme.
Dans le cadre de cet accord, devant être soumis à l’assemblée générale
des actionnaires, Alstom verra son capital augmenté de 600 M€
avec une augmentation de capital réservée devant être souscrites à
1,25 euro,. Cette augmentation de capital
serait souscrite pour moitié par une
souscription de l'état, ce qui lui donnerait environ 31% du capital et en
ferait le premier actionnaire.
Il est prévu par ailleurs des quasi-fonds
propres avec l'émission d'obligations d'échéance 5 ou 6 ans remboursables en actions
(ORA'S
) pour
900 millions d'euros , avec un coupon à 2% capitalisé la première
année, et un prix d'émission d'1,40 euros, émission garantie par un
syndicat bancaire .
Le plan prévoit enfin de nouvelles lignes de crédit de 1,3 milliard d'euro
sous forme de prêts subordonnés auxquels l'Etat participera à
hauteur de 200 millions. Ces prêts sont à Euribor +450 points
de base.
Les
ORA'S
et les prêts subordonnés doivent permettre notamment à
ALSTOM de rembourser 550 ME d'obligations et 1 250 ME de lignes de
crédit "revolving" arrivant à échéance
respectivement en février 2004 et en avril 2004
Le
financement des cautions nécessaires à l’exploitation d’Alstom sera
assuré par les banques, avec une contregarantie à hauteur de 65% par
l’Etat, dans la limite de 3,5 Mds € de cautions.
Le 6 août 2003 le titre Alstom avait fini en forte
baisse et à la reprise de sa cotation, après deux jours de
suspension, il a cédé 6,17 %, à 2,89 euros, dans des volumes
considérables - plus de 30 millions d'euros échangés.
L'annonce du plan de sauvetage n'a pas entrainé une conviction profonde
des investisseurs. La participation de l'état a rapidement entrainé des
difficultés avec la Commission Européenne.
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