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La présentation par le projet donne un version particulièrement édulcorée des difficultés d'origine : une vision qui rappelle les déclarations de Gounon excluant toute erreur volontaire
Les surcoûts sont attribués "pour l'essentiel à des obstacles techniques imprévus" , l'autre source étant attribuée à la modification des normes de sécurité. Le "scandale Eurotunnel" (v. Marc Fressoz, Le scandale Eurotunnel, Flammarion, 2006) est totalement occulté. Le projet évite soigneusement de parler des erreurs grossières et intentionnelles de prévision. Il s'agit de "simulations" qui ont été "optimistes" et la faute et mise à la charge des chemins de fer :
Ce n'est pas seulement tout apurement de la dette qui a été impossible, celle-ci au contraire allant en s'accroissant, mais le simple paiement des intérêts. La direction d'Eurotunnel et les administrateurs judiciaires donnent une version angélique à l'égard des créanciers manifestement destinée à oter les bases de toute contestation des créances, de toute mise en cause de responsabilité.. La rédaction donne l'impression d'avoir été faite par les avocats des créanciers et des banques agents !
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