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PROCEDURES PENALES RELATIVES A LA FAILLITE DE MOULINEX


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MOULINEX   PROCEDURES RELATIVES A LA FAILLITE DE MOULINEX

A la suite du dépôt de bilan le parquet, en la personne du premier substitut du procureur de Nanterre, Jean-François de Valbray, a demandé une enquête à la brigade financière visant à reconstituer les raisons de la faillite,. Il fut indiqué que la vérité des comptes publiés par le groupe avant son dépôt de bilan, le rôle tenu par le conseil d'administration, ses décisions ainsi que celles des mandataires sociaux, des auditeurs du groupe (Arthur Andersen) et de ses banquiers seraient  être examinés et que si l'enquête révélait l'existence de faits relevant du droit pénal (malversations, présentation de faux bilan, détournements d'actifs, etc.), la responsabilité des différents acteurs concernés pourrait être mise en cause devant les tribunaux. « Vu l'ampleur de cette affaire, il est tout à fait légitime que les différents intervenants de la sphère publique cherchent à avoir une idée exacte de comment on en est arrivé là »,  avait commenté Me Francisque Gay, l'un des deux administrateurs judiciaires nommés par le tribunal de commerce de Nanterre lors du dépôt de bilan.

Deux informations judiciaires ont été ouvertes en  novembre 2003, l’instruction étant confiée à  Richard Pallain. L’information judiciaire visait des faits de « banqueroute par détournement d’actifs », «  banqueroute par emploi de moyens ruineux »,  «  abus de confiance », « présentation de faux bilans » et « abus de biens sociaux ».

 En mai- juin  2004  le juge Richard Pallain a  procédé à  cinq mises en examen.  Patrick Puy, PDG de Moulinex de décembre 2000 jusqu’à septembre 2001, nommé par les actionnaires italiens, a été mis en examen. Quatre autres dirigeants de Moulinex ont été aussi mis  en examen: l'ex-directeur général-adjoint des finances François Carrière, l'ex-directeur des finances Xavier Cottereau, l'ancienne directrice du financement et de la communication financière Véronique Piegts et  le 24 juin, l'ancien directeur du marketing Alain Grimm-Hecker

 Pierre Blayau, PDG de Moulinex de 1996 à 2000, a été mis en examen en juillet 2004 pour « banqueroute par emploi de moyens ruineux et banqueroute par détournements d’actifs . 

Des commissions rogatoires ont été  adressées à la justice italienne par le juge d’instruction. 

En juillet 2004 les repreneurs de Moulinex, les frères Novelli, on déposé une plante avec constitution de partie civile contre  X au Tribunal de Nanterre. Les industriels italiens mettent en cause les deux derniers PDG du groupe Moulinex, Pierre Blayau et Patrick Puy, ainsi que les banques-conseils qui avaient préparé la fusion de Moulinex avec Brandt. Les frères Novelli ont affirmé que la déclaration de cessation des paiements «  n’était absolument pas cohérente avec la situation financière de Moulinex qui avait été présentée pour la fusion », fusion qui a eu lieu au printemps 2000. La plainte affirmait  que « l’appui et les avis des banques-conseils dont bénéficiaient Moulinex et Elfi SA laissaient à penser au groupe Elfi que les comptes de la société Moulinex étaient corrects en dépit des incertitudes relevées par KPMG ». Les banques conseils étaient Rothschild et Société Générale du côté de Moulinex, Clinvest (Crédit Lyonnais) pour Elfi. 

Début décembre Vittorio Ponti, le dernier PDG de Brandt, a été entendu comme témoin assisté.  Il avait travaillé avec les banques conseils pour établir les parités de fusion.  

Marc Toulemonde, qui était directeur général de Brand, a été aussi mis en examen. 

Fin décembre 2004, les deux commissaires aux comptes de Moulinex en fonction au moment du dépôt de bilan, Christian Chiarasani et Jérôme Guirauden ont été mis en examen pour « non révélation de faits délictueux, complicité de présentation de faux bilan et complicité de banqueroute par emploi de moyens ruineux.

 

Le 31 octobre 2006  un article paru dans 20minutes.fr relevait que  le juge n’avait pas les moyens de poursuive l’instruction pénale, ne disposant qu’un unique enquêteur, un capitaine de police qui a été muté en septembre.

 

Fin 2006 un second juge d’instruction a été désigné. Alain Philibeaux,  doyen des juges d’instruction de Nanterres a été nommé aux côtés du juge  Richard Pallain.

 

 

 

 

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