Le 2 Aout 2007 Daniel Bouton déclare "Une bulle de
crédit extrêmement importante a explosé " mais rien ne suggère "que des grands
acteurs financiers soient impliqués à des niveaux qui soient très importants par
rapport à leur taille".
Le9 Septembre 2007 Daniel Bouton déclare "la situation est
sous contrôle , même si on ne peut pas exclure un incident quelque part dans le
monde"
Le 8 novembre 2007 lors de la publication de ses comptes du
troisième trimestre, la Société Générale indique avoir inscrit des dépréciations
d'actifs de 404 millions d'euros dans ses comptes. Elle évalue son exposition au
subprime à 230 millions, en affirmant s'être appuyée sur le scénario le plus
pessimiste, celui d'une perte de 200 milliards d'euros pour l'ensemble du
secteur immobilier américain. Les autres dépréciations concernent les prêts LBO
et l'incubation de fonds spéculatifs. Pour ces deux activités, les provisions
s'élèvent à 98 et 76 millions d'euros.
La Banque de financement et d'investissement (BFI) indique
que son bénéfice net a chuté sous l'impact des dépréciations mais aussi d'une
perte de 180 millions d'euros pour le trimestre dans le trading. La BFI indique
que les dégâts sont limités par la bonne tenue des activités actions, en
particulier des dérivés, dont le chiffre d'affaires a progressé de 13,4%.
La SocGen indique que dans les métiers de gestion d'actifs,
la crise entraîne une décollecte nette de 12,6 Mds€ due essentiellement à des
sorties des fonds dynamiques (monétaires). Elle indique que la banque privée
voit, en revanche ses actifs sous gestion augmenter de 2,4 Mds €
La SocGen indique qu'elle n'a, à ce jour "consolidé aucun de
ses six conduits commerciaux ni son unique véhicule SIV) contrairement à
certaines banques américaines, contraintes, du fait de la crise financière, de
réintégrer ces produits dans leur bilan. La Socgen estime qu'une consolidation
"très hautement improbable" de ses conduits et SUV lui coûterait environ 0,4
points (40 points de base) du ratio Tier One.
Le 19 décembre 2007 Daniel Bouton déclare "Grâce à la loi
bancaire de 1984, la France bénéficie de l'un des périmètres de contrôle les
plus larges"
Le 28 janvier 2008 la
Société Générale annonce 2,05 Mds€ de perte résultant des
subprimes. La partie la plus importante des
dépréciations d'actifs, 1,1 Mds€, concerne le portefeuille d'obligations
adossés à des actifs, ou collateralized debt obligations (CDO) qui est
exposé aux prêts immobiliers américains. Il est indiqué que le reste est lié
à l'impact de la déconfiture des rehausseurs de crédit américains qui
garantissent les émissions d'obligations. La Société Générale indique
qu'elle est obligée de déprécier des titres en portefeuille à hauteur de 550
Millions€ et qu'elle constitue une provision non affectée de 400 Millions€
(La Tribune, 28 janvier 2008 , p. 21)
Le 27 janvier 2008 , dans
le contexte de l'affaire
Jérôme Kerviel, Daniel Bouton se défend de toute "dissimulation" de
pertes liées aux "subprimes"
Le 7 février 2008 il est indiqué que la Société Générale
ferait partie (comme Calyon) d'un consortium bancaire étudiant un soutien au
rehausseur de crédit FGIC qui est en difficultés. D'après l'information donnée
par le WSJ le consortium comprendrait SocGen, Calyon, Citigroup, UBS et
Barclays.