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1 RÈGLEMENT GÉNÉRAL DE L’AUTORITÉ DES MARCHÉS FINANCIERS LIVRE VI - ABUS DE MARCHÉ : OPÉRATIONS D’INITIÉS ET MANIPULATIONS DE MARCHÉ (homologué par arrêté du 12 novembre 2004, Journal officiel du 24 novembre 2004) (modifié par arrêté du 15 avril 2005, Journal officiel du 22 avril 2005) (modifié par arrêté du 30 décembre 2005, Journal officiel du 18 janvier 2006) (modifié par arrêté du 18 avril 2007, Journal officiel du 15 mai 2007) TITRE IER - DISPOSITIONS GÉNÉRALES CHAPITRE IER - CHAMP D’APPLICATION Article 611-1 Sauf dispositions particulières, le présent livre s’applique à : 1° Toute personne physique ou morale ou toute entité ; 2° (Arrêté du 15 avril 2005) « Aux instruments financiers mentionnés à l’article L. 211-1 du code monétaire et financier : a) Admis aux négociations sur un marché réglementé au sens de l’article L. 421-1 dudit code ou pour lesquels une demande d’admission sur un tel marché a été présentée ; ou b) Admis aux négociations sur un système multilatéral de négociation organisé prévu par l’article 525-1 ; (Arrêté du 30 décembre 2005) « ou » (Arrêté du 30 décembre 2005) « c) Admis aux négociations sur un marché réglementé d’un autre État membre de la Communauté européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen ou pour lesquels une demande d’admission sur un tel marché a été présentée dans les cas mentionnés au d) du II de l’article L. 621- 15 du code monétaire et financier ; » 3° (Arrêté du 15 avril 2005) « Aux opérations portant sur ces instruments, que celles-ci aient été effectivement exécutées ou non sur un marché réglementé ou lorsqu’elles ont lieu sur un système multilatéral de négociation organisé. » Les articles 622-1 et 622-2 s’appliquent également aux instruments financiers non admis à la négociation sur un marché réglementé (Arrêté du 15 avril 2005) « ou sur un système multilatéral de négociation organisé, » mais dont la valeur dépend d’un instrument financier admis aux négociations sur (Arrêté du 15 avril 2005) « un tel marché ou système ». CHAPITRE II - PRATIQUES DE MARCHÉ ADMISES Article 612-1 Sont considérées comme des « pratiques de marché admises » les pratiques susceptibles d’être mises en oeuvre sur un ou plusieurs marchés financiers et acceptées par l’AMF. 2 Article 612-2 I. - Dans l’évaluation de l’acceptabilité d’une pratique de marché particulière, l’AMF prend au moins en compte les critères suivants : 1° Le degré de transparence de la pratique concernée au regard de l’ensemble du marché ; 2° Le besoin de sauvegarder le libre jeu du marché et l’interaction de l’offre et de la demande ; 3° L’importance des effets de la pratique concernée sur la liquidité et l’efficience du marché ; 4° La mesure dans laquelle la pratique concernée prend en compte les mécanismes de négociation du marché concerné et permet aux participants à ce marché de réagir de manière adéquate et rapide à la nouvelle situation de marché qu’elle a créée ; 5° Le risque que représente la pratique concernée pour l’intégrité des marchés qui s’y rattachent directement ou indirectement, sur lesquels se négocie le même instrument financier dans la Communauté européenne, qu’ils soient ou non réglementés ; 6° Les conclusions de tout contrôle ou de toute enquête sur la pratique de marché concernée réalisé par l’AMF, par toute autre autorité ou entreprise de marché avec laquelle l’AMF collabore, par tout autre autorité ou entreprise de marché qui agit par délégation de l’AMF, sous la responsabilité de celle-ci ou par les autorités judiciaires agissant sur saisine de l’AMF, en particulier lorsque la pratique concernée a enfreint des règles ou dispositions destinées à prévenir les abus de marché ou des codes de conduite, que ce soit sur le marché concerné ou sur des marchés directement ou indirectement liés au sein de la Communauté européenne ; 7° Les caractéristiques structurelles du marché concerné, en particulier son caractère réglementé ou non, les types d’instruments financiers négociés et les types de participants à ce marché, notamment l’importance relative de la participation des investisseurs non professionnels. Pour l’application du 2°, l’AMF tient compte, dans son appréciation, de l’incidence de la pratique de marché concernée sur les conditions de marché, au regard notamment du cours moyen pondéré quotidien ou du cours de clôture quotidien. II. - L’AMF procède périodiquement au réexamen des pratiques de marché admises, en particulier pour prendre en compte les évolutions significatives dans l’environnement du marché concerné, telles des modifications des règles de négociation ou de l’infrastructure de marché. Article 612-3 Lorsque l’AMF est saisie par une organisation représentative des sociétés dont les titres font l’objet d’appel public à l’épargne, des prestataires de services d’investissement, des investisseurs ou des opérateurs de marché, d’une demande d’acceptation d’une pratique de marché, elle consulte les autres organisations concernées avant d’accepter ou non cette pratique de marché. L’AMF consulte également les autres autorités compétentes sur les pratiques existantes notamment sur des marchés comparables du fait de leurs structures, des volumes traités ou des types d’opérations effectuées. Lorsque des contrôles ou des enquêtes portant sur des cas déterminés ont déjà commencé, la procédure de consultation prévue aux premier et deuxième alinéas peut être reportée dans l’attente de la conclusion de ces contrôles ou enquêtes et des sanctions éventuelles. Une pratique de marché qui a été acceptée à l’issue de la procédure de consultation ne peut être modifiée qu’après mise en oeuvre de la même procédure. Une instruction de l’AMF précise, le cas échéant, les modalités de mise en oeuvre de la procédure d’acceptation des pratiques de marché. Article 612-4 L’AMF publie au Bulletin des annonces légales obligatoires et sur son site sa décision d’acceptation ou de refus d’une pratique de marché en l’accompagnant d’une description appropriée de celle-ci. Elle précise quels ont été les facteurs pris en compte pour déterminer l’acceptabilité de la pratique concernée, en particulier lorsque ses conclusions concernant cette acceptabilité diffèrent de celles retenues sur les marchés comparables d’autres États membres de la Communauté européenne. La décision de l’AMF est communiquée le plus rapidement possible au Comité européen des régulateurs des marchés des valeurs mobilières. 3 TITRE II - OPÉRATIONS D’INITIÉ CHAPITRE IER - L’INFORMATION PRIVILÉGIÉE : DÉFINITIONS Article 621-1 Une information privilégiée est une information précise qui n’a pas été rendue publique, qui concerne, directement ou indirectement, un ou plusieurs émetteurs d’instruments financiers, ou un ou plusieurs instruments financiers, et qui si elle était rendue publique, serait susceptible d’avoir une influence sensible sur le cours des instruments financiers concernés ou le cours d’instruments financiers qui leur sont liés. Une information est réputée précise si elle fait mention d’un ensemble de circonstances ou d’un événement qui s’est produit ou qui est susceptible de se produire et s’il est possible d’en tirer une conclusion quant à l’effet possible de ces circonstances ou de cet événement sur le cours des instruments financiers concernés ou des instruments financiers qui leur sont liés. Une information, qui si elle était rendue publique, serait susceptible d’avoir une influence sensible sur le cours des instruments financiers concernés ou le cours d’instruments financiers dérivés qui leur sont liés est une information qu’un investisseur raisonnable serait susceptible d’utiliser comme l’un des fondements de ses décisions d’investissement. Article 621-2 Pour les instruments dérivés sur produits de base, constitue une information privilégiée une information précise qui n’a pas été rendue publique, qui concerne, directement ou indirectement, un ou plusieurs de ces instruments dérivés et que les utilisateurs des marchés sur lesquels ces instruments dérivés sont négociés s’attendraient à recevoir conformément aux pratiques de marché admises sur ces marchés, lorsque cette information : 1° Est périodiquement mise à la disposition de leurs utilisateurs ou ; 2° Est rendue publique en application de la loi, des règlements ou des règles de marché, de contrats ou d’usages propres au marché du produit de base sous-jacent ou au marché d’instruments dérivés sur produits de base concernés. Article 621-3 Pour les personnes chargées de l’exécution d’ordres concernant des instruments financiers, constitue également une information privilégiée toute information transmise par un client qui a trait aux ordres en attente de ce client, est d’une nature précise, se rapporte directement ou indirectement, à un ou plusieurs émetteurs d’instruments financiers ou à un ou plusieurs instruments financiers et serait susceptible, si elle était rendue publique, d’avoir une influence sensible sur le cours des instruments financiers concernés ou le cours d’instruments financiers qui leur sont liés. CHAPITRE II - OBLIGATIONS D’ABSTENTION Article 622-1 Toute personne mentionnée à l’article 622-2 doit s’abstenir d’utiliser l’information privilégiée qu’elle détient en acquérant ou en cédant, (Arrêté du 30 décembre 2005) « ou en tentant d’acquérir ou de céder, » pour son propre compte ou pour le compte d’autrui, soit directement soit indirectement, les instruments financiers auxquels se rapporte cette information ou les instruments financiers auxquels ces instruments sont liés. Elle doit également s’abstenir de : 1° Communiquer cette information à une autre personne en dehors du cadre normal de son travail, de sa profession ou de ses fonctions ou à des fins autres que celles à raison desquelles elle lui a été communiquée ; 2° Recommander à une autre personne d’acquérir ou de céder, ou de faire acquérir ou céder par une autre personne, sur la base d’une information privilégiée, les instruments financiers auxquels se rapportent cette information ou les instruments financiers auxquels ces instruments sont liés. Les obligations d’abstention posées au présent article ne s’appliquent pas aux opérations effectuées pour assurer l’exécution d’une obligation d’acquisition ou de cession d’instruments financiers devenue exigible, lorsque cette obligation résulte d’une convention conclue avant que la personne concernée détienne une information privilégiée. 4 Article 622-2 Les obligations d’abstention prévues à l’article 622-1 s’appliquent à toute personne qui détient une information privilégiée en raison de : 1° Sa qualité de membre des organes d’administration, de direction, de gestion ou de surveillance de l’émetteur ; 2° Sa participation dans le capital de l’émetteur ; 3° Son accès à l’information du fait de son travail, de sa profession ou de ses fonctions, ainsi que de sa participation à la préparation et à l’exécution d’une opération financière ; 4° Ses activités susceptibles d’être qualifiées de crimes ou de délits. Ces obligations d’abstention s’appliquent également à toute autre personne détenant une information privilégiée et qui sait ou qui aurait dû savoir qu’il s’agit d’une information privilégiée. Lorsque la personne mentionnée au présent article est une personne morale, ces obligations d’abstention s’appliquent également aux personnes physiques qui participent à la décision de procéder à l’opération pour le compte de la personne morale en question. TITRE III - MANIPULATIONS DE MARCHÉ CHAPITRE IER - MANIPULATIONS DE COURS SECTION 1 - OBLIGATIONS D’ABSTENTION Article 631-1 Toute personne doit s’abstenir de procéder à des manipulations de cours. Constitue une manipulation de cours : 1° Le fait d’effectuer des opérations ou d’émettre des ordres : a) Qui donnent ou sont susceptibles de donner des indications fausses ou trompeuses sur l’offre, la demande ou le cours d’instruments financiers ou ; b) Qui fixent, par l’action d’une ou de plusieurs personnes agissant de manière concertée, le cours d’un ou plusieurs instruments financiers à un niveau anormal ou artificiel, à moins que la personne ayant effectué les opérations ou émis les ordres établisse la légitimité des raisons de ces opérations ou de ces ordres et leur conformité aux pratiques de marché admises sur le marché réglementé concerné ; 2° Le fait d’effectuer des opérations ou d’émettre des ordres qui recourent à des procédés donnant une image fictive de l’état du marché ou à toute autre forme de tromperie ou d’artifice. En particulier, constituent des manipulations de cours : a) Le fait, pour une personne ou pour plusieurs personnes agissant de manière concertée, de s’assurer une position dominante sur le marché d’un instrument financier, avec pour effet la fixation directe ou indirecte des prix d’achat ou des prix de vente ou la création d’autres conditions de transaction inéquitables ; b) Le fait d’émettre au moment de l’ouverture ou de la clôture ou, le cas échéant lors du fixage, des ordres d’achat ou de vente d’instruments financiers du marché ayant pour objet d’entraver l’établissement du prix sur ce marché ou pour effet d’induire en erreur les investisseurs agissant sur la base des cours concernés. Article 631-2 Sans que ces éléments puissent être considérés comme formant une liste exhaustive ni comme constituant en euxmêmes une manipulation de cours, l’AMF prend en compte, pour apprécier les pratiques mentionnées au 1° de l’article 631-1 : 1° L’importance de la part du volume quotidien des transactions représentée par les ordres émis ou les opérations effectuées sur l’instrument financier concerné, en particulier lorsque ces interventions entraînent une variation sensible du cours de cet instrument ou de l’instrument sous-jacent ; 5 2° L’importance de la variation du cours de cet instrument ou de l’instrument sous-jacent ou dérivé correspondant admis à la négociation sur un marché réglementé, résultant des ordres émis ou des opérations effectuées par des personnes détenant une position vendeuse ou acheteuse significative sur un instrument financier ; 3° La réalisation d’opérations n’entraînant aucun changement de propriétaire bénéficiaire d’un instrument financier admis à la négociation sur un marché réglementé ; 4° Les renversements de positions sur une courte période résultant des ordres émis ou des opérations effectuées sur le marché réglementé de l’instrument financier concerné, associés éventuellement à des variations sensibles du cours d’un instrument financier admis à la négociation sur un marché réglementé ; 5° La concentration des ordres émis ou des opérations effectuées sur un bref laps de temps durant la séance de négociation entraînant une variation de cours qui est ensuite inversée ; 6° L’effet des ordres qui sont émis sur les meilleurs prix affichés à l’offre et à la demande de l’instrument financier, ou plus généralement de la représentation du carnet d’ordres auquel ont accès les participants au marché et qui sont annulés avant leur exécution ; 7° Les variations de cours résultant des ordres émis ou des opérations effectuées au moment précis ou à un moment proche de celui où sont calculés les cours de référence, les cours de compensation et les évaluations. Article 631-3 Sans que ces éléments puissent être considérés comme formant une liste exhaustive ni comme constituant en eux-mêmes une manipulation de cours, l’AMF examine, pour apprécier les pratiques mentionnées au 2° de l’article 631-1 : 1° Si les ordres émis ou les opérations effectuées par des personnes sont précédés ou suivis de la diffusion d’informations fausses ou trompeuses par ces mêmes personnes ou des personnes qui leur sont liées ; 2° Si les ordres sont émis, ou les opérations effectuées, par des personnes avant ou après que celles-ci, ou des personnes qui leur sont liées, produisent ou diffusent des travaux de recherche ou des recommandations d’investissement qui sont faux ou biaisés ou manifestement influencés par un intérêt significatif. Article 631-4 Toute personne ayant transmis des ordres sur le marché doit être en mesure d’expliquer publiquement, si l’AMF le lui demande à l’occasion d’une enquête ou d’un contrôle, les raisons et les modalités de cette transmission. SECTION 2 - EXEMPTIONS Sous-section 1 - Interventions des émetteurs sur leurs propres titres Article 631-5 Les dispositions de la section 1 du présent chapitre ne s’appliquent pas aux opérations effectuées par un émetteur sur ses propres titres dans le cadre de programmes de rachat dès lors que ces opérations : 1° Sont effectuées conformément aux dispositions du règlement n° 2273/2003 de la Commission européenne du 22 décembre 2003 ; 2° Sont conformes à une pratique de marché admise et respectent les modalités d’acquisition définies par le règlement n° 2273/2003 susmentionné, à l’exception des dispositions de ce règlement dont l’application est écartée par la décision d’acceptation de cette pratique mentionnée à l’article 612-4. Les titres acquis dans le cadre du 1° font l’objet d’une affectation immédiate par objectif et ne peuvent être réaffectés à d’autres objectifs que ceux prévus par le règlement n° 2273/2003 susmentionné. Article 631-6 Conformément aux dispositions de l’article 6 du règlement n° 2273/2003 de la Commission européenne du 22 décembre 2003, l’émetteur doit s’abstenir d’intervenir sur ses propres titres : 1° Pendant la période comprise entre la date à laquelle cette société a connaissance d’une information privilégiée et la date à laquelle cette information est rendue publique ; 2° Pendant la période de quinze jours précédant les dates auxquelles ses comptes consolidés annuels, ou à défaut ses comptes sociaux annuels, ainsi que ses comptes intermédiaires (semestriels et, le cas échéant, trimestriels), sont rendus publics. 6 L’application de ces dispositions peut être écartée lors de la mise en oeuvre d’une pratique de marché admise si la décision d’acceptation de cette pratique mentionnée à l’article 612-4 le permet. Sous-section 2 - Stabilisation d’un instrument financier Article 631-7 Les dispositions de la section 1 du présent chapitre ne s’appliquent pas aux opérations réalisées par des prestataires de services d’investissement dans le cadre de la stabilisation d’un instrument financier, telle qu’elle est définie au 7 de l’article 2 du règlement n° 2273/2003 de la Commission européenne du 22 décembre 2003 sous réserve que ces opérations s’effectuent conformément aux dispositions du règlement susmentionné. Article 631-8 (Supprimé par arrêté du 18 avril 2007) Article 631-9 L’émetteur ou le cédant, selon le cas, ou l’entité effectuant la stabilisation, qu’elle agisse ou non pour le compte de ces personnes, notifie à l’AMF au plus tard le septième jour de négociation suivant la date d’exécution les détails de toutes les opérations de stabilisation selon les modalités fixées dans une instruction de l’AMF. Article 631-10 Les informations mentionnées à l’article 9.3 du règlement n° 2273/2003 de la Commission européenne du 22 décembre 2003 relatives à l’existence et aux modalités de la stabilisation doivent être portées à la connaissance du public dans la semaine qui suit la fin de la période de stabilisation sous la forme d’un communiqué qui est mis en ligne sur le site de l’AMF et sur le site de l’émetteur lorsque celui-ci dispose d’un tel site. L’exercice de l’option de couverture mentionnée à l’article 11 du règlement n° 2273/2003 susmentionné est rendu public sans délai dans les mêmes conditions que celles mentionnées au premier alinéa. CHAPITRE II - MANQUEMENT AUX OBLIGATIONS D’INFORMATION SECTION UNIQUE - DIFFUSION D’UNE FAUSSE INFORMATION Article 632-1 Toute personne doit s’abstenir de communiquer, ou de diffuser sciemment, des informations, quel que soit le support utilisé, qui donnent ou sont susceptibles de donner des indications inexactes, imprécises ou trompeuses sur des instruments financiers émis par voie d’appel public à l’épargne au sens de l’article L. 411-1 du code monétaire et financier, y compris en répandant des rumeurs ou en diffusant des informations inexactes ou trompeuses, alors que cette personne savait ou aurait dû savoir que les informations étaient inexactes ou trompeuses. Constitue en particulier la diffusion d’une fausse information le fait d’émettre, sur quelque support que ce soit, un avis sur un instrument financier ou indirectement sur l’émetteur de celui-ci, après avoir pris des positions sur cet instrument financier et de tirer profit de la situation qui en résulte, sans avoir simultanément rendu public, de manière appropriée et efficace, le conflit d’intérêts existant. Le non-respect de l’interdiction mentionnée au premier alinéa par des journalistes agissant dans le cadre de leur profession doit être apprécié en tenant compte de la réglementation applicable à cette profession. Cependant ce non-respect est susceptible de constituer par lui-même un manquement dès lors que les intéressés retirent, directement ou indirectement un avantage ou des profits de la diffusion de telles informations. |
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