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MARCHES DE PRODUITS DERIVESLes produits dérivés: des instruments financiers à termeLes produits dérivés sont des instruments financiers à terme. dont l'énumération figure à l'article L 211-1 du Code monétaire et financier L'appellation de "produits dérivés" correspond au fait qu'ils se rapportent à un actif sous-jacent dont ils sont dérivés. On regroupe les produits dérivés en trois catégories
Les produits dérivés La définition des produits dérivés Les produits dérivés sont des opérations financières reposant sur des opérations qui sont des dérivés d'autres opérations. Les produits dérivés font l'objet de marchés, les marchés de produits dérivés. Les produits dérivés sont des contrats par lesquels les agents fixent à l’avance le prix auquel ils peuvent acheter ou vendre une certaine quantité d’actif sous-jacent. Les produits dérivés sont des actifs financiers qui consistent en des droits à terme ou des droits conditionnels résultant de contrats ou de promesses de contrats. Ils sont liés à des actifs ou indices sous-jacents et leur valeur dépend de l'évolution de ces actifs ou indices entre la conclusion du contrat et son dénouement. La valeur du produit est ainsi dérivé de celle des actifs sous-jacent. Les actifs sous-jacents peuvent être par exemple un taux d'intérêt, une devise et son taux de change, une valeur mobilière et sa valeur , une matière première et sa valeur. Ces produits ont été développés comme instruments de couverture, mais ils ont évolué et sont utilisés pour prendre des positions spéculatives. L'évolution des produits dérivés Les premiers contrats portaient sur les matières premières. A partir des années 1970 les contrats ont porté sur les produits financiers standard : actions, taux d’intérêt, taux de change Les produits dérivés ont été ainsi basés sur des actifs financiers consistant en des droits à terme ou des droits conditionnels résultant de contrats ou de promesses de contrats concernant d'autres produits financiers existants . Les sous-jacents peuvent ainsi relever du marché des changes, du marché boursier ou des marchés de matières premières. Le début des années 1980 a vu l’introduction des premiers contrats dérivés sur indice . Dans les contrats sur indice, il ny a plus de livraison effective, le cas échéant, de l’actif qui sert de support. Les positions encore ouvertes donnent lieu à un règlement en espèces fonction de la différence entre le cours de liquidation de l’indice au comptant et le dernier cours de compensation (dans le cadre des contrats à terme fermes) ou le prix d’exercice (dans le cas des contrats optionnels). L' innovations financières a créé des produits dérivés de plus en plus complexes. Des produits simples, dits à la vanille, l'innovation financière est passée à des produits – dits « exotiques » ou de deuxième, voire de troisième génération . Le développent se fait autour de deux axes : transformation des caractéristiques des contrats et extension de la nature du sous-jacent. L'innovation financière est particulièrement active sur les marchés de gré à gré (marchés OTC). De nouveaux contrats étaient sans cesse créé, avec des des clauses de paiements de plus en plus étranges originales : options asiatiques, à barrières, digitales, etc. Toutes sortes d’actifs dérivés étaient créés, utilisant comme support tout ce qui est objectivement mesurable Des produits dérivés ont ainsi été créés concernant des risques microéconomiques comme des risques macroéconomiques . Les "ingénieurs financiers" ont développé des contrats sur l’inflation, le chômage , la volatilité des marchés boursiers, la température, la force des tremblements de terre (indice de Richter), le nombre de buts marqués au cours d’une compétition de football, etc. croissance du PIB, l’inflation, le nombre d’emplois créés, le prix de l’immobilier . Il peut s’agir des indices, mais aussi de la volatilité des indices, de franchissements de seuils (plafonds ou planchers) de variation dans un tunnel ou en dehors. Ces produits, compte tenu de cette évolution, posent des problèmes toujours plus complexes de standardisation et de valorisation des contrats .
La nature des produits dérivés Les produits dérivés sont des instruments financiers à terme au sens de l'article L 211-1 du code monétaire et financier Les produits dérivés ont été présentés comme des instruments permettant une allocation optimale des risques. Leur développement a été associé à l’affirmation d’une efficience accrue des marchés et la hausse des cours sur les marchés comme le résultat d’une amélioration de l’économie qu’ils auraient contribué à générer. En pratique on constate que les produits dérivés favorisent la volatilité des marchés sous-jacents . On a assisté à plusieurs débâcles retentissantes, mettant directement en cause l’usage excessif des produits dérivés et de l’effet de levier La complexité des produits et la concentration des risques sont en elles mêmes des sources de risques du fait de la fréquence et de l’ampleur des risques extrêmes, de l’augmentation de l’incertitude et de la possibilité accrue de risque systémique. Le marché des produits dérivés est très rémunérateur pour les banques. Il s’agit souvent d’opérations à forte valeur ajoutée générant les marges les plus importantes. Il est aussi très rémunérateur pour les entreprises de marché : plus d’un tiers du chiffre d’affaires d’Euronext ou de la Deutsche Börse provient de la négociation de produits dérivés. Les dangers des produits dérivés
Censés permettre une meilleure gestion des risques existants, les produits dérivés génèrent en fait de nouveaux risques. L’effet déstabilisant est en particulier lié au fait que les marchés dérivés encouragent les agents à choisir des stratégies plus risquées, et que l’utilisation de ces produits non seulement à titre spéculatif mais même à titre de couverture conduit à une augmentation de la volatilité. Les produits dérivés ont été qualifiés par Warren Buffet d’« armes de destruction massive ». La crise financière issue de la crise des subprimes montre que les produits dérivés créent un risque systémique. |
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